De sa fenêtre qui donne sur le massif du mont d’Or, Stéphane Brisebard se désole de voir les pistes rester désespérément vertes à l’approche de Noël. Le directeur de l’Ecole du ski français (ESF) à Métabief, jolie petite station jurassienne de moyenne altitude, attend avec impatience qu’il se mette enfin à neiger.

La neige de culture, devenue un indispensable plan B

«Avant, on était assurés de faire la saison de début décembre à fin mars. Maintenant, quand on peut skier pour les fêtes, c’est un plus», témoigne-t-il. Avec un sommet à 1 463 mètres et un enneigement déjà en dents de scie, le domaine skiable de Métabief se retrouve aux avant-postes du réchauffement climatique. L’ouverture des pistes est devenue de plus en plus dépendante de la neige de culture (artificielle), qui couvre 40% du domaine. «Le problème, c’est que mon chiffre d’affaires se fait uniquement en fonction des heures de cours. Pas de neige, pas de rentrée d’argent», nous explique Stéphane Brisebard, à quelques mètres du téléski. «Pour les moniteurs, qui sont des travailleurs indépendants, c’est la même chose. Du coup, il est difficile d’en trouver et de leur demander de se mobiliser pour une saison de plus en plus courte et incertaine.» Malgré des week-ends de janvier et un mois de février qui promettent d’être très fréquentés, comme d’habitude, le découragement gagne le directeur de l’ESF de Métabief. «Il se peut que je ne sois pas là les prochaines saisons», soupire-t-il.

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