
e temps presse pour le gouvernement afin de trouver 40 milliards d’euros d’économies dans le cadre du budget 2026. Le Premier ministre l’a assuré, il dévoilera des pistes ou des orientations ce mardi 15 juillet à partir de 16h. Après avoir rencontré Emmanuel Macron dans la matinée, François Bayrou doit prendre la parole pour détailler son plan budgétaire afin de ramener le déficit public à 4,6 % en 2026. Si le Premier ministre a assuré qu’il n’y aurait pas d’augmentation d’impôts généralisée, il y aura certainement des efforts à réaliser. TVA sociale, taxe dite «Zucman», durcissement des règles de l’assurance chômage, jours de carence ou encore année blanche ?
A cette question la secrétaire générale de la CGT oppose un veto ferme. Interrogée ce mardi matin sur France 2 dans Télématin, Sophie Binet confirme qu’il s’agit d’une ligne rouge pour la CGT. «Cette année blanche, c'est en réalité une année noire pour les travailleuses et les travailleurs, pour les services publics. Ça serait une année où toutes les travailleuses et tous les travailleurs s’appauvriraient», a-t-elle lancé, ajoutant que les salaires ne pourraient pas suivre l’inflation et que «donc toutes et tous, nous perdrions en pouvoir d'achat».
Prendre l’argent «dans la poche des riches»
Comme à son habitude, la secrétaire générale de la CGT a mis en avant la solution plébiscitée par son syndicat : taxer les plus riches. Pour Sophie Binet, le gouvernement doit aller chercher l’argent «là où il est», à savoir, «dans la poche des actionnaires, des rentiers et des plus riches qui n’ont jamais été aussi riches». Elle a cité pour cela un dernier rapport faisant état d’inégalités qui n’ont jamais été aussi importantes en France, avec «des riches qui n’ont jamais été aussi riches» et «des pauvres qui n’ont jamais été aussi pauvres».
«Il y a des millions de Françaises et Français qui ne peuvent même pas payer le départ en vacances de leurs enfants, et on leur parle d’imposer de nouveaux sacrifices», s’est-elle agacée. Encore une fois, selon Sophie Binet, il est nécessaire d’aller chercher l’argent «chez ceux qui sont responsables du déficit, c’est-à-dire les plus grandes entreprises et les plus riches», a-t-elle martelé sur France 2.
73 milliards d’euros de baisses d’impôts
La leader syndicale a d’ailleurs un coupable désigné : Emmanuel Macron. Si la France doit trouver autant d’argent aujourd’hui, c’est à cause du chef de l’Etat qui «a baissé chaque année les impôts des plus riches de 73 milliards d’euros». Il suffirait ainsi «de remettre la moitié de ces baisses d’impôts en cause pour trouver les 40 milliards», s’est-elle justifiée. Les retraités seront-ils touchés par les annonces de François Bayrou ? Autant de questions auxquelles le Premier ministre devra répondre.



















