Si vous avez prévu de voyager aux Etats-Unis, ou plus globalement avec United Airlines dans les prochaines semaines, le billet d’avion pourrait vous coûter bien plus cher que prévu. Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, de nombreuses compagnies ont, d’une part, réduit leurs plans de vol, et d’autre part, augmenté leurs tarifs. La faute à la hausse du prix du baril de kérosène, notamment. Or, les importations de kérosène proviennent pour moitié des pays du Golfe. D’autant que, pour les compagnies, le carburant représente 25% à 30% des coûts d'exploitation.

Pour United Airlines, dont les résultats ont été revus à la baisse le 21 avril, il est nécessaire d’anticiper face à une situation où les prix du pétrole sont «incroyablement volatils», a indiqué le directeur exécutif de la compagnie, Scott Kirby. United Airlines veut ainsi augmenter ses tarifs de 15% à 20% en anticipant, indique 20 Minutes. «Le (prix du) kérosène va rester élevé pour plus longtemps» qu’initialement espéré, a laissé entendre Scott Kirby.

Des bénéfices prévus en baisse

Si la demande est toujours aussi élevée pour l’une des deux plus grosses compagnies nationales, elle pourrait quand même réduire son plan de vol de 5% d’ici la fin de l’année afin de supporter les surcoûts de la guerre au Moyen-Orient. Car si son chiffre d’affaires est en hausse, ses bénéfices sont prévus en baisse en 2026. En raison de la flambée des cours du pétrole, le PDG de Corsair, Pascal de Izaguirre, avait mis en garde sur une généralisation «des hausses des prix des billets», quelque chose d’«inévitable», selon lui.

Ainsi, Ryanair a prévenu qu'en cas de tension durable sur l'approvisionnement, la low cost pourrait réduire une partie de son programme entre mai et juillet, et supprimer jusqu'à 10% de ses vols. Certaines compagnies ont supprimé certains de leurs vols jusqu’à fin octobre déjà, et d’autres comme Vietnam Airlines, ont suspendu des vols intérieurs. Le 14 avril, Air France a confirmé de son côté augmenter une nouvelle fois ses tarifs de 50 euros, après une première hausse similaire en mars.

Même les vols courts et moyen-courriers sont concernés, Transavia ayant décidé de hausses moyennes de 10 euros. En cas de rationnement en kérosène, l’Association internationale du transport aérien (IATA) a appelé les autorités à mettre en place un «plan bien coordonné». Si les Etats-Unis étaient jusqu’alors protégés, la situation se tend. Les difficultés apparaissent également en Asie et en Europe. Une mauvaise nouvelle pour les voyageurs en vue de la période estivale.

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