François Bayrou prend un pari risqué. Ce lundi 25 août, lors d’une conférence de presse, le Premier ministre a annoncé qu’il allait engager la responsabilité de son gouvernement devant l’Assemblée nationale. Une décision lourde de conséquences qui interviendra le lundi 8 septembre, jour où une session parlementaire extraordinaire sera convoquée à sa demande. «J'ai demandé au président de la République de convoquer le Parlement en session extraordinaire. J'engagerai ce jour-là la responsabilité du gouvernement», a expliqué le locataire de Matignon.

Le chef du gouvernement s'appuie sur l'article 49, alinéa 1 de la Constitution. Ce texte prévoit que «le Premier ministre, après délibération du Conseil des ministres, engage devant l'Assemblée nationale la responsabilité du gouvernement sur son programme ou éventuellement sur une déclaration de politique générale.» Concrètement, le Premier ministre prononcera lundi 8 septembre, soit deux jours avant le mouvement du 10 septembre, un discours devant l'Assemblée nationale. A l'issue de son allocution, les députés voteront pour ou contre (ou s'abstiendront).

Préserver les générations futures du «poids de la dette»

Si l'Assemblée nationale désapprouve la déclaration de politique générale de François Bayrou, la Constitution prévoit que «le Premier ministre doit remettre au président de la République la démission du gouvernement». «Je crois profondément (…) que les Français prendront conscience de la gravité de la situation, j'ai la conviction que les Français accepteront de participer à l'effort, pourvu que l'effort soit juste», a déclaré François Bayrou.

Avant de conclure : «Les enfants, c'est le plus important pour construire l'avenir», appelant les Français à ne pas céder aux générations futures «le poids de la dette».