
Le sujet n’en finit pas de faire débat. Alors que le gouvernement cherche tant bien que mal à trouver près de 44 milliards d’économies, François Bayrou a proposé le 15 juillet dernier de supprimer deux jours fériés, à savoir le lundi de Pâques et le 8 mai. Une proposition qui a de suite entraîné une levée de boucliers de la part des oppositions, de la gauche de l’échiquier politique au Rassemblement national en passant par Les Républicains.
Bien que le chef du gouvernement - qui se soumettra à un vote de confiance le 8 septembre à l’Assemblée nationale - ne se soit pas dit fermé à la discussion, ce dernier tient à rappeler qu’une telle mesure est primordiale pour redresser les comptes publics. Un avis que ne partage pas le chef de file du groupe Droite républicaine à l’Assemblée qui appelle sans relâche à un abandon de la mesure, rapporte BFMTV. «On demande de s’attaquer à deux jours fériés pour ceux qui travaillent déjà et qui cotisent pour tous les autres et on ne s’attaque pas aux 365 jours fériés par an de ceux qui profitent du système et qui ne travaillent pas», a-t-il fustigé depuis l’Hôtel de Matignon aux côtés de Bruno Retailleau.
Nous demandons au Premier ministre de renoncer à la suppression des 2 jours fériés. En contrepartie, nous suggérons l’adoption d’une grande loi visant à renforcer la lutte contre la fraude et les abus liés à l’assistanat. pic.twitter.com/Alg9pVAePZ
— Laurent Wauquiez (@laurentwauquiez) September 2, 2025
Laurent Wauquiez plaide pour une grande loi contre l’assistanat
Ainsi, bien que le député de la 1re circonscription de Haute-Loire soit conscient qu’il est aujourd’hui nécessaire de faire des économies, ce dernier propose, à la place de la suppression de deux jours fériés, la création d’une «grande loi de lutte contre la fraude et l’assistanat». Accompagnée d’un débat sur le temps de travail, cette discussion doit, selon Laurent Wauquiez, permettre de favoriser «un temps de travail dans lequel celui qui travaille est plus rémunéré et pas avec plus d’impôts et avec aucun gain de travail», a-t-il détaillé.
Mettant un point d’honneur à expliquer que le groupe des Républicains n'est pas composé de députés «godillots», Laurent Wauquiez a également tenu à marteler que son parti était là pour «dire les choses, ce qui nous choque, de faire des propositions, et ne pas être dans une opposition stupide dans cette période qui est aussi difficile pour le pays, mais aussi de se faire entendre». Et de conclure : «Ma conviction c’est que les Français sentent bien qu’il y a cet effort budgétaire à faire, mais pour qu’ils le soutiennent, il faut qu’il soit juste et équilibré.»

















