Depuis la présentation des grandes lignes du budget 2026, le 15 juillet dernier, François Bayrou ne cesse de vouloir convaincre de la nécessité de son plan d’économies aux Français. Par des podcasts et des vidéos YouTube, le Premier ministre a redoublé de communication et se prépare, dès la rentrée parlementaire, à une bataille féroce avec ses opposants.

En effet, La France Insoumise compte déposer une motion de censure dès la reprise prévue en septembre pour faire tomber le gouvernement Bayrou et, par la même occasion - dans ses plus beaux rêves - pousser le président de la République vers la sortie. Alors, pour éviter le pire, François Bayrou temporise. Il est même prêt à discuter pour ne pas avoir «un conflit entre pouvoir et Français», le «contraire» de sa philosophie, rapporte l’AFP ce vendredi 22 août.

«D’autres dates sont possibles» : François Bayrou pas prêt à revenir sur la suppression de deux jours fériés

Revenir sur la suppression des deux jours fériés fait-il partie des annonces négociables ? Pas vraiment. Le Premier ministre regrette, en tout cas, que l’attention se soit focalisée sur cette annonce qui, rappelons-le, verra les Français travailler sans contrepartie rémunératrice. Plus que symbole, donc.

«Les mesures peuvent toutes être discutées», partage-t-il, «c'est d'ailleurs la fonction du débat parlementaire comme des négociations sociales». «J'ai dit que j'étais prêt à entendre d'autres propositions sur les jours fériés», reconnaît le Premier ministre avant d’ajouter : «peut-être d'autres dates sont-elles possibles. Mais la seule chose pour moi qui n'est pas possible, c'est qu'on renonce à la prise de conscience et à la volonté de sortir du piège infernal dans lequel nous sommes, celui du surendettement».

Le temps des consultations pas encore terminé

François Bayrou n’en démord donc pas. Pourtant, au Modem comme dans le camp macroniste, les doutes existent à propos de cette suppression des deux jours fériés. Dès la semaine prochaine, le Premier ministre se confronte à d’autres opposants de cette annonce, en rencontrant groupes parlementaires et syndicats à partir du lundi 25 août, dont Force Ouvrière, indique BFMTV.

Dès le lendemain, il sera attendu à l'événement de rentrée de la CFDT, puis à celui du MEDEF. Le temps des consultations ne semble alors pas terminé avant que le projet de loi de finances pour 2026 ne soit sujet au débat parlementaire.