
Une clôture en hausse lundi et une ouverture somme toute stable ce mardi 17 mars. Vers 9h30, le CAC 40 restait à un niveau proche de l'équilibre, gagnant 3,70 points, soit 0,05%, à 7 939,67 points. Il avait clôturé en hausse de 0,31% lundi, à 7 935,97 points. «Les actions sont en légère baisse en ce début de mardi, alors que les prix du pétrole ont augmenté en raison de la poursuite des attaques contre les infrastructures énergétiques», commente Neil Wilson, analyste chez Saxo Markets.
Le rapport des investisseurs aux actifs risqués «reste étroitement lié à l'évolution du pétrole, lui-même dépendant de la situation sur le terrain et dans les airs au Moyen-Orient», souligne-t-il. Or, les prix du pétrole sont poussés par des inquiétudes persistantes sur l'offre de brut du Moyen-Orient où des installations énergétiques stratégiques subissent de nouvelles attaques. La zone industrielle pétrolière de Fujaïrah, sur la côte est des Emirats arabes unis, a ainsi été visée mardi par une nouvelle attaque de drones qui a provoqué un incendie, selon les autorités locales.
Les banques centrales (BCE, Fed..) vont-elles réagir ? le CAC 40 retient son souffle
L'installation, située au-delà du stratégique détroit d'Ormuz, avait déjà été touchée la veille par une attaque de drones, poussant la compagnie nationale pétrolière Adnoc à suspendre ses chargements de brut sur le site, a indiqué une source proche à l'AFP. Les deux références mondiales du brut évoluent encore autour des 100 dollars le baril.
Par ailleurs, la Réserve fédérale américaine (Fed), la Banque centrale européenne (BCE), la Banque d'Angleterre (BoE), la Banque du Japon (BoJ) et la Banque nationale suisse (BNS) se réunissent entre mardi et jeudi, et ont l'occasion pour la première fois de réagir aux chocs provoqués par les hostilités au Moyen-Orient. «Les conditions qui environnent la réunion de politique monétaire de la BCE (jeudi) sont totalement inédites», rappelle Eric Dor, professeur à l'école de commerce IESEG.
«La crise énergétique» liée à la guerre au Moyen-Orient «conditionne totalement la problématique de l'inflation future, change complètement les paramètres, et rend totalement inutiles toutes les statistiques récentes sur les prix, les salaires et l'activité, pour déterminer l'orientation nécessaire de la politique monétaire», explique-t-il.

















