
Le nombre de permis de construire accordés en mars pour des logements a bondi de 33% par rapport au mois précédent, pour s'établir à 43 144 autorisations, selon les données provisoires publiées ce mardi 28 avril par le ministère de la Ville et du Logement. Ce niveau «est proche de celui observé au premier semestre 2022, après un second semestre 2025 en très légère hausse», observe le Service des données et études statistiques (SDES) du gouvernement, qui corrige ses données mensuelles des variations saisonnières et des jours ouvrables.
Au cours des trois premiers mois de l'année, près de 285 000 permis de construire ont été délivrés, c'est 21% de plus qu'au premier trimestre de 2025. En mars, ce sont surtout les autorisations de construire des logements collectifs qui ont augmenté : +49% à 30 013 unités. Les permis pour des maisons ont progressé de 6,7% à 13 131 logements. «D'avril 2025 à mars 2026, 395 427 logements ont été autorisés à la construction, soit 2% de moins que la moyenne des cinq années précédentes», selon le SDES.
L'impact des élections municipales ?
Les élections municipales se sont déroulées les 15 et 22 mars et ont pu avoir un effet sur les octrois de permis de construire. Du côté des mises en chantier, 29 854 chantiers de construction de logements ont ouvert en mars, en forte hausse de 19,2% par rapport à février. Au cours des douze derniers mois, 279 832 logements ont été mis en chantier. C'est 17,5% en dessous de la moyenne des cinq années précédentes. Le ministère souligne que ces données sont provisoires, le taux de collecte des informations étant partiel. Le SDES révise chaque mois de façon notable les données des mois précédents.
Ainsi en février, le nombre de permis de construire accordés pour des logements a reculé de 1% sur un mois, contre +3,3% indiqué précédemment. Et en janvier il a progressé de 3,8%, contre -6% annoncé initialement. La construction neuve est confrontée à une grave crise depuis trois ans du fait de l'augmentation des coûts de construction et de la hausse des taux d'intérêt qui a bloqué les projets d'achat immobilier de nombreux ménages. La fin de mesures de soutien à l'investissement locatif, notamment le dispositif fiscal Pinel en 2025, a de plus fait fuir les investisseurs particuliers.



















