
Si vous êtes propriétaire, c’est un constat que vous avez certainement dû faire. Ces dernières années, votre taxe foncière a augmenté, voire s’est envolée. En 2025, les Français qui paient cet impôt chaque année ont dû s’acquitter d’une somme de 1 117 euros en moyenne selon les chiffres de l’administration fiscale. C’est près de 200 euros de plus que deux ans auparavant lorsque la facture tournait autour de 1 000 euros en moyenne. Ainsi, alors qu’elle était d’environ 800 euros en 2020 avant la pandémie de Covid-19, en l’espace de cinq ans, le montant de la taxe foncière a bondi de 35%, rapporte TF1 info.
Mais alors, comment expliquer une telle explosion de la facture ? Tout d’abord, il faut savoir que la taxe foncière est un impôt indexé sur l’inflation. Alors que les valeurs locatives cadastrales - utilisées pour déterminer le montant de cet impôt - évoluent en même temps que la hausse des prix, par conséquent, l’ensemble des bases d’imposition foncières ont enregistré une hausse d’au moins 1,7%. Mais cette indexation sur l’inflation n’est pas la seule raison de la hausse de la taxe foncière. En effet, la liberté laissée aux communes d’augmenter ou non leurs taux peut aussi expliquer ce bond en l’espace de quelques années. C’est le cas par exemple à Paris où les hausses ont atteint 52% en 2023 tandis qu’elles étaient de 25% la même année à Grenoble.
De nouvelles hausses attendues en 2026
La suppression de la taxe d’habitation a également joué un rôle clé dans cette augmentation. Décidée par Emmanuel Macron qui s’y était engagé dès 2020, cette suppression a été mise en place le 1er janvier 2023 pour toutes les résidences principales, à l’exception des résidences secondaires. Privées de cette rentrée d’argent qui permettait de financer les services publics locaux, certaines municipalités ont donc fait le choix de reporter le manque à gagner sur la taxe foncière.
Si la note pour les propriétaires s’avère donc de plus en plus salée, celle-ci ne devrait pas diminuer de sitôt. En effet, de nouvelles hausses sont attendues sous l’effet de l’inflation. Dans le même temps, le gouvernement pourrait mettre à jour ses bases de calcul de taxe foncière en prenant mieux en compte certains éléments de confort comme l’eau ou encore l’électricité. Un projet en ce sens avait déjà été porté par Sébastien Lecornu à l’automne dernier avant de finalement être repoussé face à la levée de boucliers des maires. Ainsi, si cette réforme revient sur le devant de la scène, la taxe foncière pourrait augmenter pour plus de 7 millions de logements.


















