Sur le point de devenir parents, Bob et Lucie cherchent à acheter un appartement plus grand. Cette deuxième acquisition sera mécaniquement plus onéreuse que la première, d’autant que leur département a augmenté de 0,5 point les «frais de notaire» le 1er avril, comme l’y autorise la loi de finances pour 2025. Pour rappel, les droits de mutation à titre onéreux, improprement appelés frais de notaire, sont dus par tout acquéreur immobilier et représentent 7% à 8% du prix d’achat du bien dans l’ancien. «Pour un achat de 300 000 euros, il faudra compter environ 1 500 euros de frais de notaire supplémentaires», avec cette augmentation de 0,5 point, calcule Frédéric Kopp, fondateur de Béa, une start-up spécialisée dans le troc immobilier.

A cet égard, «l’échange définitif de biens représente une alternative encore peu connue, mais très avantageuse, à l’achat et à la vente classiques», assure le dirigeant. Le troc immobilier ne date pas d’hier, cet acte notarié étant prévu par le Code civil napoléonien de 1804. «Il a été beaucoup utilisé par les agriculteurs pour leur permettre d’homogénéiser leurs terres. Il sert également entre voisins d’une copropriété pour échanger une chambre de bonne contre une autre, afin de créer un étage supplémentaire dans un appartement, ou pour échanger des caves dans le but de bâtir un souplex», explique Frédéric Kopp.

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