
Avec un taux du Livret A appelé à chuter au 1er août, vous voici à la recherche de placements plus rémunérateurs. En gardant en tête que plus un investissement rapporte, plus il est risqué, sachez qu’il existe encore quelques places à prendre au sein du très sélect «Kretz Club», du nom des propriétaires du groupe d’immobilier de luxe Kretz, popularisé par l’émission télévisée «L’Agence». Lancé en octobre dernier, le Kretz Club, qui propose à des particuliers d’investir dans de l’immobilier haut de gamme aux côtés de la famille Kretz, comprend 500 places seulement. Un quota pour le moment plus proche des 400, notamment parce que la sélection de ces investisseurs prend du temps.
Chaque prétendant doit passer un entretien avec les Kretz afin de vérifier ses motivations et sa compréhension de l’investissement et des risques associés. «Les investisseurs déjà sélectionnés présentent des profils très variés : marchands de biens, producteurs de vin, entrepreneurs, notamment dans la tech, propriétaires d’agences immobilières, cadres supérieurs dans l’industrie, développeurs informatiques. Lorsque nous aurons atteint la barre des 500 investisseurs, nous lancerons une nouvelle vague d’inscriptions, de 500 à nouveau, probablement d’ici la fin de l’année», détaille à Capital Alexandre Bruneau, directeur général du groupe Kretz.
La famille Kretz (L’Agence) et le secteur du luxe, un rempart face aux difficultés du crowdimmo ?
Un premier projet à Saint-Tropez
Un public certes plutôt CSP+ mais somme toute assez large. Il faut dire que le ticket d’entrée n’est «que» de 1 000 euros pour investir dans l’un des nombreux projets immobiliers que les Kretz comptent dénicher grâce à leur réseau conséquent. Un ticket auquel s’ajoute toutefois une cotisation annuelle de 2 000 euros, qui donne notamment accès à des conseillers joignables toute la semaine pour faire le point sur l’avancée des projets. Appartements dans les beaux quartiers de Paris, chalets à la montagne, belles maisons dans le Sud de la France ou en Normandie… Le risque des projets est évalué par Clubfunding, spécialiste du crowdfunding (financement participatif) et partenaire du Kretz Club.
Ce dernier permet d’investir en fonds propres ou en obligations. Dans le premier cas, vous apportez par exemple 1 000 euros de capital à une société spécialement créée pour financer l’achat et la rénovation d’une belle villa à Saint-Tropez, l’un des premiers projets sélectionnés par le Kretz Club. Une fois les travaux réalisés, la maison sera revendue avec, normalement, une coquette plus-value, partagée entre vous-même et les autres investisseurs. La villa tropézienne devrait ainsi être cédée dans un délai de six mois après la fin des travaux, prévue dans 18 mois. La durée des investissements oscille en effet entre 12 et 36 mois.
Immobilier : les prix repartent à la hausse dans toute l’Ile-de-France !
Jusqu’à 17% de rendement, mais pour quels risques ?
Dans le second cas, un marchand de biens achète un logement, là aussi pour le rénover et le revendre avec une belle plus-value, en empruntant auprès des investisseurs du Kretz Club, via l’émission d’obligations qui leur rapportent un intérêt mensuel. «L’investissement en equity (fonds propres) offre des TRI (taux de rentabilité interne) de 13% à 17%, celui en obligations des TRI de 10% à 13%», précise Alexandre Bruneau.
Des rendements alléchants mais pour quelle prise de risque après deux ans et demi d’une crise immobilière qui semble jouer les prolongations ? En France, le crowdfunding immobilier a connu une nouvelle année difficile en 2024, avec un plongeon de 25,8% des sommes collectées auprès des investisseurs, selon le baromètre publié par Forvis Mazars et France Fintech. «Certains projets ont basculé en procédure collective (sauvegarde, redressement ou liquidation judiciaire, NDLR), représentant 6% à 8% des opérations en cours», soulignent les deux sociétés. Pour 4 à 6% des projets, il s’agit même de «pertes définitives».
Une chiffre d’affaires en hausse de plus de 30% en 2025
«Avec Clubfunding, nous analysons les projets de façon très précise afin de réduire leur risque au maximum», assure Alexandre Bruneau. De fait, seulement 3% des projets présentés au Kretz Club sont retenus. «Le segment premium de l’immobilier est en outre assez protégé de la crise du secteur car l’offre reste pénurique dans l’ultra-luxe (où les biens valent plus de 10 millions d’euros) et les acquéreurs sont peu dépendants de l’évolution des taux de crédit car beaucoup achètent en cash», ajoute le dirigeant.
L’activité du groupe Kretz en témoigne : son chiffre d’affaires a bondi de 30% en 2024, par rapport à 2023, et son directeur général table sur une croissance encore plus forte cette année. Outre la maison à Saint-Tropez, le Kretz Club a un projet autour d’une maison à Deauville et lorgne un autre en Espagne.




















