Le suspense est terminé pour les 720 806 inscrits au bac 2025, à qui les résultats des épreuves ont été communiqués ce vendredi 4 juillet. Pour beaucoup d’entre eux commencera maintenant la chasse au logement étudiant dans la ville où ils sont admis en fac ou en prépa. Une chasse synonyme de galère, l’investissement locatif étant découragé par la multiplication des réglementations ces dernières années, comme l’encadrement des loyers ou le permis de louer : «Sur le seul mois de juin, quand beaucoup de jeunes diplômés sont censés quitter leur logement étudiant parce qu’ils ont trouvé du travail dans une autre ville, nous avons eu 6% de congés de locataires en moins par rapport à l’an dernier», déplore Zahir Keenoo, président de Foncia Administration de biens. Conséquence, dans une ville étudiante comme Lyon, où Foncia gère 30 000 logements locatifs, 200 sont actuellement disponibles, soit un taux de vacance de seulement 0,7% ! «Nous n’arrivons pas à répondre à toutes les demandes des étudiants», soupire Zahir Keenoo.

A l’échelle du pays, moins d’un quart des besoins en logement des étudiants sont satisfaits, indique Maslow.immo. Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, cette plateforme d’investissement immobilier a mené une étude afin d’identifier les villes où le logement étudiant présente un fort potentiel pour les investisseurs locatifs. Une étude basée sur l’évolution du nombre d’étudiants au cours des cinq dernières années, le prix moyen d’un studio de 20 à 25 mètres carrés et la tension locative, qui correspond au ratio entre le nombre de candidats locataires dans une zone géographique et le nombre d’offres de location. Maslow.immo n’a retenu que les villes où ce ratio est supérieur à 4.

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Des prix au mètre carré raisonnables

Parmi les autres critères scrutés par la plateforme figurent la réputation des établissements d’enseignement supérieur et le cadre de vie, caractérisé par une vie nocturne animée, la présence d’infrastructures sportives, un réseau de transports en commun efficace et un bon niveau de sécurité. Sans oublier les perspectives d’emploi locales à la fin des études. Pour qui souhaite investir moins de 100 000 euros dans un logement étudiant, voici cinq villes offrant une perspective de rentabilité d’au moins 4% à 4,5% : Roubaix, Le Mans, Poitiers, la Roche-sur-Yon et Marseille.

Exception faite de la cité phocéenne, toutes affichent un prix moyen du mètre carré raisonnable, aux alentours des 2 000 euros. A 1 981 euros le mètre carré à Roubaix, il vous en coûtera 44 572 euros pour acheter un studio d’une vingtaine de mètres carrés, que vous n’aurez aucune peine à louer dans cette ville où 40% de la population est âgée de moins de 25 ans et qui compte 19 écoles et universités. La facture est à peine plus élevée au Mans, qui a renforcé ces dernières années son soutien à l’enseignement supérieur. A Poitiers, 50 000 euros suffisent pour investir dans un studio à proposer à un étudiant de l’Université, de Sciences Po ou de l’Ecole de design.

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Des opportunités pour les primo-investisseurs

Pour à peine plus cher, il vous est possible d’investir à La Roche-sur-Yon, qui s’est fixé pour objectif de compter 10 000 étudiants en 2025, si bien que leur nombre a bondi de 18% au cours des cinq dernières années. A Marseille, on entre dans une autre dimension, avec plus de 50 000 étudiants accueillis chaque année. Mais, à 3 459 euros, le prix moyen du mètre carré demeure correct par rapport à d’autres grandes métropoles, ce qui vous permet d’acheter un studio pour 77 827 euros.

«L’attractivité de villes comme Roubaix, Le Mans, Poitiers ou Marseille repose sur un équilibre solide entre offre de formation, cadre de vie et dynamisme économique local. Ces territoires constituent des opportunités d’investissement durables dans le logement étudiant, notamment pour les primo-investisseurs, en quête de projets abordables et sûrs», résume Pierre-Emmanuel Jus, directeur délégué de Maslow.immo.