C’est la double peine pour les bailleurs. Non seulement la hausse des taux de crédit, qui ont atteint en moyenne 2,65% pour les emprunts à 20 ans en janvier 2023, ampute une partie de leur capacité d’emprunt, mais elle sabre aussi la rentabilité de leur investissement futur. Voilà ce que démontre une étude publiée en exclusivité pour Capital par le spécialiste du pilotage en investissement locatif Qlower. À titre de comparaison, les emprunteurs pouvaient bénéficier en janvier 2022 d’un taux moyen de l’ordre de 1,15% pour les prêts sur 20 ans. Le constat est donc simple : en seulement un an, le coût du crédit a plus que doublé. Ce qui handicape lourdement la capacité des ménages à investir dans l’immobilier, les obligeant donc à augmenter leur effort financier pour investir… ou alors, en maintenant un budget constant, à se reporter sur un logement plus abordable, qui générera un loyer probablement lui-même moindre. Cruel dilemme !

Au-delà de ce premier arbitrage désagréable, la hausse des taux va également faire subir aux candidats investisseurs un second effet kiss cool. Celui-ci a beau être moins visible à première vue, il nécessite néanmoins une attention particulière. Le mécanisme ne se fera en effet pleinement sentir qu’après plusieurs années de location : voilà pourquoi on peut parler de mini-bombe à retardement !

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