
Dans un contexte de marchés chahutés et de taux appelés à se normaliser, les épargnants cherchent à sécuriser leurs unités de compte (UC) sans renoncer à la performance. Les contrats d’assurance vie les plus modernes offrent désormais de véritables outils pour y parvenir : large accès aux ETF, ouverture vers des fonds externes non cotés et mécanismes de bonification du fonds en euros.
« La bonne stratégie consiste à articuler trois briques : un socle de fonds en euros boosté par un taux d’unités de compte suffisant, une poche d'ETF diversifiés pour capter la performance des marchés cotés à coûts réduits, et une poche d'actifs non cotés pour aller chercher du rendement supplémentaire, explique Benjamin Prod’homme, associé gérant chez Cézembre Capital. Cette combinaison permet de sécuriser le capital tout en dopant la performance globale du contrat sur la durée ».
Des ETF pour piloter le risque et les coûts
Les ETF permettent d’exposer votre contrat aux grandes classes d’actifs (actions, obligations, facteurs) à coûts réduits, tout en conservant une allocation lisible et pilotable. « Avec des frais de gestion souvent dix fois inférieurs à ceux des fonds actifs et des performances qui, sur le long terme, surpassent la majorité des gérants traditionnels, les ETF sont devenus un outil incontournable pour construire un portefeuille efficient », rappelle Benjamin Prod’homme.
Concrètement, privilégiez des ETF larges, liquides et répliqués physiquement, et modulez les poches (actions/obligations) selon votre tolérance au risque et votre horizon.
Diversifier avec des fonds externes non cotés
Pour lisser les à-coups des marchés, les contrats offrant une architecture ouverte vers le private equity, la dette privée ou les infrastructures ajoutent des moteurs de rendement moins liés aux actions cotées. « Ces contrats permettent à l'épargnant de capter des sources de rendement décorrélées des marchés cotés. Ces classes d'actifs sont aujourd'hui un levier essentiel de diversification et de résilience patrimoniale, en particulier dans un environnement géopolitique incertain », insiste Benjamin Prod’homme. Sélectionnez ceux éligibles assurance vie, échelonnés dans le temps, en acceptant une liquidité plus faible.
Booster le fonds en euros grâce aux UC ?
La part d’UC ne sert pas qu’à chercher de la performance : elle peut aussi majorer le rendement garanti du contrat. « Beaucoup d'épargnants ignorent que la part d'unités de compte dans leur contrat n'améliore pas seulement la performance globale, elle dope également directement le rendement du fonds en euros », note Benjamin Prod’homme.
« Certains assureurs appliquent un système de bonification de rendement supplémentaire pouvant doubler la rémunération du fonds en euros pour aller jusqu’à 5 % nets en fonction du taux d’unités de compte ». Visez le seuil d’UC qui déclenche la meilleure bonification, tout en restant cohérent avec votre profil de risque.
La combinaison gagnante sur la durée
Au final, l’approche la plus robuste allie sécurité et dynamique de rendement.
Pensez à vérifier :
- les frais (gestion, ETF, arbitrage, fonds non cotés),
- les conditions de bonification du fonds en euros propres à votre contrat,
- n’oubliez pas de diversifier dans le temps par versements programmés et par rééquilibrages périodiques pour lisser le risque.




















