Le compte à rebours est lancé et votre conseiller bancaire vous a peut-être alerté sur la fermeture prochaine de votre Plan d’épargne logement (PEL). En effet, il a été décidé que dès 2026, et progressivement jusqu’à 2030, les PEL vieux de plus de quinze ans seraient automatiquement fermés. Cela veut-il dire que votre PEL, ouvert dans les années 1990, et vous rapportant parfois près de 4%, va fermer ? La réponse est non. Comme le rappelle Empruntis, la loi de finances de 2011 a mis fin au principe du PEL «à vie».

Cela veut dire tout simplement que les PEL ouverts à partir du 1er mars 2011 ne peuvent désormais rester ouverts que 15 ans. Si vous en possédez un qui a été ouvert en 1995, comme notre lectrice il y a quelques mois, vous n’êtes donc pas concerné. Tous ces PEL ouverts avant 2011 peuvent être gardés sans limitation de durée. Pour les autres, 3,2 millions de personnes, la fermeture sera donc progressive. Evidemment, vous n’allez pas perdre votre argent, mais attention à ne pas rester inactif.

Un livret qui n’est plus avantageux…

Plusieurs solutions s’offrent à vous comme le Livret A, même si le plafond a été abaissé à 1,5%, ou encore le LDDS. Mais si vous ne faites rien, votre banque transformera votre PEL en un livret d’épargne classique au taux peu avantageux. Une autre option consiste à utiliser l’argent sur le PEL qui va être clôturé, selon les critères autorisés, avant de rouvrir par la suite un autre PEL. Enfin, vous pouvez opter pour l’assurance-vie, parfois plus risquée, mais bien plus rémunératrice que les taux des différents livrets actuels.

En ce qui concerne tous les PEL ouverts avant 2011, le taux de l’époque reste en vigueur, mais vous ne pouvez plus verser d’argent dessus puisqu’ils ne sont possibles que pendant dix ans. La meilleure option est donc de le conserver (à moins que votre banque ne décide de le fermer) mais attention à la fiscalité. Comme nous vous le rappelions en octobre dernier, si votre PEL a plus de 12 ans, les intérêts produits sont désormais soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU, ou flat tax) de 30%. Ainsi, un taux de 3,84% va se transformer en un taux net de 2,69%.

Faut-il en ouvrir un nouveau en 2026 ? Empruntis souligne que le taux est limité à 2% brut, que l’épargne reste bloquée un minimum de quatre ans et surtout que les versements sont contraints, à savoir 540 euros minimum chaque année. Tout dépend du projet et des envies de chacun, donc. Pour rappel, le plafond du Plan d'épargne logement (PEL) est de 61 200 euros.

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