
En théorie, le TAEG regroupe l’ensemble des coûts d’un crédit à la consommation. Dans les faits, son caractère synthétique masque des écarts importants selon le montant emprunté et le canal de souscription, notamment en ligne.
Les frais de dossier en sont une illustration. Loin d’être proportionnels au montant du crédit, ils s’inscrivent le plus souvent dans une fourchette prédéfinie, quel que soit le capital emprunté. Selon les comparateurs spécialisés, ils s’échelonnent de quelques dizaines d’euros à 750 euros, pour une moyenne autour de 350 euros. Intégrés au TAEG, ces frais sont rarement mis en avant dans les simulations, alors même qu’ils pénalisent mécaniquement les petits montants. En dessous de 5 000 euros empruntés, leur poids devient déterminant dans le coût total du crédit.
L’assurance emprunteur constitue un autre point de vigilance. Officiellement facultative, elle est fréquemment intégrée par défaut dans les parcours en ligne, sans présentation détaillée de son coût, ni mise en perspective avec les garanties couvertes. Sur des durées courtes, son impact est souvent sous-estimé. Les incidents de paiement entraînent également des frais pouvant rapidement alourdir le coût réel du crédit.
Crédit express : des frais loin d’être instantanés
La montée en puissance des crédits à la consommation en ligne accentue ces mécanismes. Des applications comme Bankin’, qui orientent les utilisateurs vers des partenaires, ou des établissements spécialisés tels que Younited Credit et Floa Bank, s’appuient sur des parcours fluides et des délais de réponse quasi immédiats. La rapidité du parcours incite toutefois l’emprunteur à accorder moins d’attention aux conditions et aux frais associés.
À ces crédits peuvent s’ajouter des frais annexes liés aux services associés. Les commissions de change atteignent généralement 2 à 3% des paiements ou retraits en devises, tandis que certaines options donnent lieu à des cotisations annuelles de plusieurs dizaines d’euros. Selon la Banque de France, frais de dossier et commissions de change figurent parmi les postes les plus fréquemment facturés, avec un impact direct sur le coût du crédit.
À l’échelle européenne, plusieurs études, dont celles de l’Autorité bancaire européenne et de l’OCDE, soulignent la persistance de difficultés d’information précontractuelle et la sous-estimation des frais annexes.
Quand dire stop ?
Certains signaux doivent conduire à interrompre la souscription. Un TAEG nettement supérieur à la moyenne, au-delà de 8 à 9 % pour un prêt personnel en 2026, une assurance intégrée par défaut sans visibilité sur son coût, ou un coût total accessible uniquement en fin de parcours constituent autant de points d’alerte.
Attention également, la vigilance s’impose également lorsque le crédit ouvre, sans explication claire, l’accès à une réserve d’argent rechargeable.
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