
Le rendement et le potentiel de plus-value d’un placement ne sont pas les seuls critères à étudier pour juger de son attractivité. La fiscalité y tient un rôle majeur. Les règles du jeu ont été modifiées en 2026, avec la hausse du taux de contribution sociale généralisée (CSG) de 1,4 point sur la plupart des produits d’épargne, tirant le total des prélèvements sociaux à 18,6% (17,2% auparavant). Par conséquent, l’impôt forfaitaire unique instauré en 2018, qui regroupe les prélèvements sociaux et une taxe à 12,8%, s’établit désormais à 31,4% (30% auparavant). Depuis la mise en place du prélèvement à la source, en 2019, les modalités de taxation sont toutefois très distinctes selon les produits souscrits. Récapitulatif des dispositifs en vigueur.
La banque prélève impôt et taxes sociales de vos comptes d’épargne
Comptes à terme, obligations… Ces placements supportent un prélèvement fiscal forfaitaire de 31,4%, la ponction sur les gains étant opérée par l’établissement bancaire. Lors de sa déclaration de revenus, on peut toutefois choisir de soumettre ces intérêts non pas à la taxe de 12,8% mais à l’impôt sur le revenu (IR), sachant que cette option n’est intéressante que si vous êtes non imposable ou seulement soumis à la première tranche (11%). Le trop payé à l’encaissement des gains est alors restitué par le fisc, au cours de l’été qui suit l’envoi de votre déclaration de revenus.
La taxe unique de 31,4% frappe les dividendes et les plus-values des produits boursiers
Les gains d’actions détenues hors enveloppe fiscale de type assurance vie, PER ou PEA sont taxés à 31,4% : dès leur encaissement pour les dividendes ; lors de la déclaration de revenus pour les plus-values. Mais avec la possibilité d’opter pour le barème progressif de l’IR (comme pour les produits bancaires), sachant que, dans ce cas, les dividendes ont droit à un abattement fiscal de 40%.
Pas d’augmentation de la CSG pour l’immobilier et l’assurance vie !
Si la hausse de la CSG frappe la plupart des gains tirés des placements, elle épargne l’immobilier (sauf les meublés non professionnels), les produits fiscalisés gérés par l’Etat (PEL et CEL), et surtout, le placement préféré des Français : l’assurance vie.
L’imposition des loyers s’opère via un système d’acomptes automatiques
Depuis 2019, l’impôt sur le revenu et les taxes sociales frappant vos loyers sont prélevés sur votre compte bancaire via un système d’acomptes (mensuels ou trimestriels), calculés d’après les loyers déclarés l’année précédente. Si vous louez pour la première fois en 2026, la ponction ne débutera donc qu’en septembre 2027 (mais il y a moyen de demander à être prélevé par avance afin d’éviter un trop gros rattrapage). Rien n’a changé pour les plus-values : elles restent soumises à une taxe spéciale de 36,2% (réduite d’un abattement de 1 à 2% par année de détention), prélevée par le notaire lors de la vente du bien.
Des avantages fiscaux pour les investisseurs immobiliers
Si les réductions d’impôts issues des produits financiers (PME, FIP…) sont remboursées par le fisc en une fois durant l’été qui suit l’envoi de la déclaration de revenus, celles tirées des achats immobiliers (Pinel, Denormandie…) font l’objet d’une avance de 60% en janvier, les 40% restants étant soldés l’été suivant.
A noter : la mensualisation du crédit d’impôt de 50% lié aux emplois à domicile (ménage…), instaurée en 2022, s’est généralisée. Seules exceptions : les parents faisant garder leurs enfants et les personnes dépendantes allocataires d’aides sociales, qui ne bénéficieront du dispositif complet qu’à la fin de l’année 2027.
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