La crise de l’immobilier a-t-elle fait perdre beaucoup d’argent aux détenteurs de SCPI ?

Frédéric Puzin : Non. Ceux qui sont restés investis ont continué à percevoir leurs dividendes trimestriels (les loyers des immeubles détenus par la SCPI), aux alentours de 4,5% en moyenne. Seuls les épargnants qui ont réussi à vendre leurs parts de SCPI ont réalisé une moins-value (si la SCPI a baissé le prix de sa part) de l’ordre de 3% à 5%, ce qui reste une perte limitée ! Mais toutes les SCPI n’ont pas été contraintes de baisser le prix de leurs parts. Chez Corum, par exemple, il n’a pas bougé.

Plus qu’un problème de rendement ou de plus-value, la crise immobilière a entraîné un problème de liquidité dans certaines SCPI, les épargnants ne parvenant plus à revendre, faute d’acheteurs en face. Tout est parti de la flambée inflationniste et de la hausse des taux qui s’en est suivie. Avec cette hausse des taux, les placements sans risque comme le Livret A ou les comptes à terme sont remontés à des taux de rendement avoisinant les 3%. Les investisseurs n'avaient donc plus aucun intérêt à venir investir dans la pierre, car l’écart de rémunération, eu égard au risque pris, était devenu trop faible.

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