Invité sur le plateau de LCI, jeudi 26 février, le directeur de Contribuables Associés, Benoît Perrin, a critiqué l’état des fiches de salaire françaises. Pour l’intervenant, il est clair que le «travail ne paye pas assez» les salariés tout en coûtant «trop cher aux employeurs», puisqu’un salarié qui touche 100 euros «coûte 200 euros à son employeur», explique-t-il. Un écart qui, pour lui, explique les difficultés des entreprises françaises à rester compétitives et celles des Français à conserver un pouvoir d’achat.

Pour appuyer son propos, Benoît Perrin détaille aussi ce que finance le travail, selon les fiches de salaire : la retraite, l’assurance maladie, le chômage. Des domaines connus du grand public, mais le directeur de Contribuables Associés en pointe d’autres. En effet, le travail finance également les allocations familiales, le logement, les syndicats. Autant de domaines qui, selon lui, ne devraient pas nécessairement être financés ainsi, car ils relèveraient davantage «de la solidarité».

Vers une «TVA sociale» pour alléger le coût du travail ?

Pour le consultant, l’augmentation du poids des charges sociales au fil des décennies pèse directement sur le revenu disponible. «En 1986, quand vous étiez salarié, vous aviez seulement 11 % de charges sociales, aujourd’hui vous en avez 22 %», affirme-t-il. Une augmentation qui explique, selon lui, le pouvoir d’achat rogné des Français et qui justifie de s’interroger sur la part du travail dans le financement de notre système de protection sociale.

Enfin, pour Benoît Perrin, la solution la plus efficace pour ajuster le coût des charges sociales pour les entreprises serait la TVA sociale. Augmenter celle-ci d’un seul point pourrait permettre au gouvernement de dégager 10 milliards d’euros aussitôt. Ainsi, la consommation participerait davantage au financement de la protection sociale, un système plus juste pour Benoît Perrin.