
Deux ans après sa dernière édition, Eurosatory est de retour à Villepinte (Seine-Saint-Denis). Le salon international consacré à la défense et à la sécurité terrestres et aéroterrestres a ouvert lundi 15 juin sous le signe de la guerre. «Nous nous préparons à vivre un combat du type de celui que mènent très courageusement les Ukrainiens», a notamment déclaré le général Philippe de Montenon, commandant des forces et des opérations terrestres et commandant Terre pour l'Europe. Si les canons, blindés et autres drones vont marquer cette nouvelle édition, les fabricants d’intercepteurs de drones vont être très demandés, décrit BFM Business.
Pourquoi ? Parce que depuis quelques années, de nombreuses entreprises spécialisées ont vu le jour en France et c’est surtout un secteur qui attise «beaucoup d’intérêts», explique un des spécialistes du secteur, Harmattan AI. Dans la société, il y avait seulement 20 salariés début 2025, ils devraient être finalement 500 d’ici la fin de l’année 2026. Démonstrations, savoir-faire français… les entreprises et start-up spécialisées dans l’interception de drones sont en ordre de bataille au salon Eurosatory. «La dernière fois, on squattait le stand d’un autre industriel», se remémore avec le sourire un dirigeant auprès de BFM business.
Airbus et l’armée française en soutien
D’autres sociétés spécialisées confirment l’engouement autour de leurs drones, à l’image de DSV. Fondée en 2024 par une personne, elle compte désormais dix salariés, et surtout, son chiffre d’affaires pourrait atteindre 20 millions d’euros cette année, contre 300 000 euros en 2024. Si DSV a bénéficié d’une commande des armées françaises, Alta Ares a pu compter sur une levée de fonds et un contrat avec Airbus. La société espère compter dans ses rangs 80 employés d’ici quelques mois.
Autant d’entreprises françaises qui recrutent, car beaucoup ont pris le train en marche et sont de jeunes entreprises. C’est le cas également d’Asterodyn rencontrée par nos confrères qui a, certes, plusieurs années d’expérience de collaboration avec Red Bull dans les sports extrêmes, mais qui n’a pris le virage de la défense qu’en 2024. C’est à ce moment que la société a développé son application anti-drone, reconnaît son patron, Maxime Lecchi.
Les sociétés françaises prêtent à monter en cadence
Ingénieurs, chefs opérateurs… les postes sont nombreux et le marché est en pleine expansion. L’objectif est de «monter en cadence avec des commandes de plus en plus grandes», met en avant le patron d’Asterodyn. D’autres possèdent encore une technologie qui doit être confirmée, mais sont prêtes à produire en masse. Toutefois, si la volonté est là, les autorisations de vol sont compliquées à obtenir en France. Avec leurs intercepteurs moins chers, ces sociétés françaises espèrent tirer leur épingle du jeu. Et cela commence à Eurosatory.




















