
Obtenir un diplôme a-t-il encore une vraie valeur au moment de se lancer dans la vie active ? C’est la question sur laquelle s’est penchée l’Insee dans une étude publiée ce mercredi 10 juin, et ce, alors que les jeunes peinent parfois à trouver du travail une fois leurs études terminées. Pour ce faire, l’institut national de statistiques a analysé le parcours de près de 35 000 jeunes entrés en classe de sixième en 2007 et âgés de 26 ou 27 ans au moment de l’enquête, réalisée en 2023.
Selon les chiffres publiés, une grande majorité a ainsi suivi des études plus ou moins longues après l’obtention du baccalauréat (91%). Dans le détail, 35% sont allés jusqu’au master ou en école de commerce et d’ingénieur, 17% jusqu’en licence, 14% jusqu’au Bac +2, 17% jusqu’au baccalauréat professionnel, 10% en CAP et 8% en baccalauréat général et technologique. Par ailleurs, parmi ceux qui ont atteint la dernière année de la formation qu’ils avaient visée (66%), 81% ont pu obtenir leur diplôme et 19% ont échoué.
Une différence de salaire en fonction de l’obtention d’un diplôme
Mais alors, l’obtention d’un diplôme est-elle un avantage par rapport à ceux qui ont échoué ? Il semblerait que oui. Toujours selon cette enquête, 88% des diplômés (tout diplôme confondu) sont en emploi, quand à l’inverse, ceux qui ont échoué ne sont que 82% à occuper un poste. Mais avoir ou non un diplôme n’est pas la seule variable qui permet d’obtenir un emploi. En effet, les auteurs de l’étude pointent du doigt plusieurs facteurs «comme l’origine sociale, le sexe ou la réussite scolaire passée» qui peuvent avoir une incidence en matière de taux d’emploi.
Si, par ailleurs, l’obtention d’un plus haut diplôme permet de décrocher plus facilement un emploi à la fin de ses études, des différences se ressentent également au niveau du salaire. En effet, l’étude de l’Insee démontre que les diplômés bénéficient d’un gain de 3% au niveau de leur salaire par rapport à ceux qui ont abandonné leurs études au cours de la dernière année. Cet écart de salaire est d’ailleurs plutôt marqué pour les titulaires d’un bac professionnel rémunérés en moyenne 1 700 euros net/mois contre 1 590 euros pour ceux qui ont échoué aux examens, soit un écart de 6%. De même, les diplômés d’un master sont en moyenne rémunérés 2 240 euros net/mois contre 2 130 euros pour ceux qui ont abandonné en dernière année. Enfin, une différence notable est à souligner : les titulaires d’un bac général et technologique restent moins bien payés (1 670 euros net/mois) que ceux qui n’ont pas obtenu leur diplôme (1 810 euros net/mois).



















