
Le monde du travail est particulièrement touché par la situation politique actuelle, et le gouvernement a demandé à faire un point. C’est pour cela que s’est tenue, vendredi 30 janvier, la conférence Travail et Retraite en compagnie des partenaires sociaux et acteurs du secteur public comme privé. Seuls le Medef et FO Fonction publique étaient absents. Jusqu’en juin, ils vont «travailler de la façon la plus intelligente possible et la plus nouvelle possible en essayant de faire apparaître les points de convergence (...), ne pas se contenter d'une sorte de diagnostic partagé mais de faire aboutir des points qui permettent de changer un peu la donne», a expliqué le conseiller d’État honoraire Jean-Denis Combrexelle, un des garants des débats.
Cette conférence intervient alors que l’élection présidentielle arrive à grands pas et que le budget 2026 prévoit la suspension de la réforme des retraites. Les participants vont se réunir une fois par mois jusqu’en juin. Ils aborderont, entre autres, l’amélioration de la qualité du management, la gestion des parcours professionnels, le pilotage et la gouvernance du système des retraites… La CGT, qui participe bien à la conférence, demande également d’aborder la question de l’augmentation des salaires et du point d’indice des fonctionnaires.
Le Medef veut se passer du gouvernement
Difficile pourtant de concevoir de telles décisions sans la principale organisation patronale. Son président, Patrick Martin, assure vouloir favoriser le dialogue social autonome, c’est-à-dire sans le gouvernement. Le Medef reste tout de même invité à «rejoindre le dispositif quand il le souhaite», a d’ailleurs assuré Jean-Denis Combrexelle. De son côté, la CFDT semble satisfaite : «On a dans ce format-là enfin quelque chose qui articule les questions de travail, d'emploi et de retraites, ce qu'on n'a jamais eu jusqu'à présent», s'est félicité Yvan Ricordeau.

















