À la veille de réunir avec son gouvernement les acteurs de la filière à Bercy, jeudi 9 avril, Sébastien Lecornu a présenté ses exigences sur l’évolution des prix des carburants. Le Premier ministre souhaite que les prix à la pompe s'alignent d'ici «le début de la semaine prochaine». Les prix des carburants pourraient baisser de «5 à 10 centimes» le litre «très rapidement» après l'annonce de cette trêve, avait estimé plus tôt dans la matinée le président de l'Union française des industries pétrolières (Ufip) Olivier Gantois, peut-on lire sur BFMTV.

Une baisse vraiment possible ? Elle pourrait en effet être encouragée grâce à l’annonce du cessez-le-feu en Iran, entraînant la retombée du prix du baril de pétrole. Il est désormais passé sous la barre des 100 dollars. Le chef du gouvernement a néanmoins pointé une «zone grise» autour de la réouverture du détroit d'Ormuz. Le prix du gaz européen a, quant à lui, reculé d’environ 20%. Autre problématique à venir pour les Français, dès le 1er mai prochain.

Des baisses encore trop basses ?

Devant le Sénat, Sébastien Lecornu a expliqué que «des mesures réglementaires» vont être prises par le ministre des transports «pour permettre des acheminements logistiques exceptionnels la nuit, le week-end, et permettre, ici ou là, de régler» les «problèmes d’approvisionnement» dans les stations-service. En attendant, le gouvernement va «continuer» sa «politique d’accompagnement, d’aide ciblée», a ajouté le Premier ministre, évoquant «un nouvel outil d’accompagnement de nos agriculteurs» qui sera prochainement détaillé par la ministre de l’agriculture, Annie Genevard.

Cependant, malgré ces belles annonces, les prochaines baisses ne devraient pas compenser les précédentes augmentations. Pour rappel, le prix moyen de l’essence frôle désormais les 2 euros le litre pour le sans plomb 95-E10 (1,9918 euro), en hausse de plus de 28 centimes depuis le début du conflit au Moyen-Orient fin février.