
Les prix vont-ils flamber à la pompe ? La question est sur toutes les lèvres alors que de nombreux automobilistes ont déjà fait état de prix au litre dépassant les deux euros. Pourtant, le gouvernement avait averti la semaine dernière : il serait intraitable avec les distributeurs qui abusent, alors que le prix du baril n’avait alors pas dépassé les 80 dollars. Mais dans la nuit de dimanche à lundi, le baril a flambé de 30%, laissant craindre une hausse encore plus importante. Alors, le gouvernement réagit.
Interrogée ce lundi 9 mars sur RTL, la porte-parole du gouvernement, qui est aussi ministre déléguée à l’Energie, a assuré être «pleinement consciente de l’impact» de la hausse des prix du carburant et que la responsabilité du gouvernement était «de faire en sorte qu’il n’y ait pas d’abus, d’abord vis-à-vis des distributeurs et plus globalement de l’ensemble de la chaîne de valeurs». Cela veut-il dire que Maud Bregeon et le gouvernement vont mettre en place des aides ?
Pas de chèque à l’ordre du jour
S’il est encore «trop tôt» pour en parler, «tous les scénarios» sont sur la table, toutefois, il n’y aura pas de chèque pour les plus modestes. «Je n’aborde pas ce sujet, en tout cas ce n’est pas d’actualité, ce n’est pas à l’ordre du jour», a déclaré Maud Bregeon sur RTL. Comment le gouvernement pourrait-il agir alors ? Auprès d'une source au sein de l'exécutif, Franceinfo a appris que le recours aux réserves stratégiques était «une option envisagée». La question doit d’ailleurs être abordée au cours du G7 Energie qui se tient ce mardi.
Par ailleurs, une réunion du G7 Finances doit se tenir ce lundi en visioconférence avec pour objectif de «faire le point sur la situation dans le Golfe sous le prisme économique». Dimanche, le Premier ministre a annoncé 500 contrôles supplémentaires dans les stations-service afin d’éviter les «hausses abusives des prix à la pompe». Sur RTL, Maud Bregeon a rappelé que le gouvernement serait «intraitable» et «n’hésiterait pas à pointer du doigt ceux qui profiteraient de la situation parce que c’est absolument intolérable» demandant à «faire preuve de solidarité et d’éthique».
Pas de baisse des taxes sur l’essence
En fin de semaine, le ministre de l’Economie doit une nouvelle fois recevoir les distributeurs pour faire le point sur la situation et «faire un état des lieux en fonction des résultats des trois jours à venir», a souligné la porte-parole du gouvernement. Quant au blocage des prix de l’énergie ou la baisse des taxes comme la TVA ou la TICPE, là encore, ce n’est pas d’actualité : «Nous ne sommes absolument pas dans la situation de 2022 parce que nous avons diversifié nos approvisionnements, nous avons des stocks, nous n’avons pas de risque de pénurie», a rappelé Maud Bregeon.



















