
Depuis plusieurs semaines, des centaines de milliers d’oeufs venant d’Ukraine garnissent les rayons de certaines grandes surfaces, comme Carrefour et Leclerc. Ces derniers sont issus de poules élevées dans des cages minuscules, d'animaux dopés aux antibiotiques, interdits en France, rapporte RTL. Leclerc a évoqué une «initiative regrettable d’un de ses magasins». L’enseigne a ainsi demandé de retirer les 300 000 oeufs concernés des rayons, assurant qu’il s’agissait «d’un cas isolé, qui ne correspond absolument pas à la politique d’achats de l’enseigne ».
Toutefois, ces oeufs ne constituent pas, pour l’instant, un danger pour les consommateurs. Mais ils «ne respectent pas les normes européennes» puisque les poules ont été élevées avec des antibiotiques interdits dans les élevages européens. Et si l’on consomme abondamment de la viande qui en contient, ces derniers deviennent alors moins efficaces pour nous soigner. Cette importation d’oeufs en faible quantité pourrait être un coup d’essai afin d’approvisionner à moindre coût.
Vers un renforcement des contrôles ?
Carrefour, déjà épinglé par la filière après une vidéo du syndicat agricole Coordination Rurale montrant des œufs en provenance d’Ukraine dans l’un des magasins du groupe, a affirmé ce jeudi à l’AFP qu’il ne « commercialise aucun œuf d’origine ukrainienne ». «Qu’on en importe un peu d’Espagne ou d’Italie, ça reste en Union européenne. Mais quand on va chercher en Ukraine, dont les normes ne sont pas en adéquation avec la réglementation européenne, ce n’est simplement pas possible», précise à l’AFP Yves-Marie Beaudet, président de l’interprofession des œufs (CNPO). Celui-ci appelle ainsi les autorités à renforcer les contrôles et appelle la grande distribution à «une réunion d’urgence» pour «remédier à cette situation de concurrence déloyale».



















