
Mise en place le 1er mars, la taxe sur les petits colis connaît des débuts compliqués. Cette taxe destinée à freiner le flux de colis souvent liés à des produits de la fast-fashion avait été rapidement décriée lorsque l’on apprenait la ruse de Shein, Temu ou Aliexpress. Pour esquiver cet obstacle fiscal, ces marques contournent en effet le pays en passant par le Benelux avant de faire acheminer en camion les colis. Cela fait alors chuter les déclarations douanières de petits colis à l'arrivée de l'aéroport Charles-de-Gaulle.
Avec cette information révélée par RMC, de nouvelles critiques devraient de nouveau viser la taxe sur les petits colis. Selon les données fournies à RMC par l'application Joko, les ventes du géant asiatique de la mode ultra-éphémère n’ont pas baissé. Au contraire, elles ont augmenté de 17% entre février et mars malgré la mauvaise presse qui touche sans cesse Shein. Depuis janvier, Shein peut même se targuer d'une progression de ses ventes de 36% !
Une baisse à prévoir à partir de juillet ?
Pour l’heure, les pays du Benelux n’appliquent pas encore de taxe sur les petits colis… mais cela va bientôt changer ! En effet, à partir de juillet, toute l’Europe devra se conformer à la taxe de 3 euros par catégorie d'articles les colis d'une valeur inférieure à 150 euros.
Puis en novembre, un nouvel obstacle fiscal s'ajoute avec une taxe dite de «frais de traitement», qui va s’élever à deux euros par paquet. Une fois cette seconde taxe entrée en vigueur, l’actuelle taxe française devrait prendre fin. Cette uniformisation de la législation dans tous les Etats-membres pourrait ainsi enfin avoir un impact sur les ventes.



















