
C’est un débat qui n’en finit pas de faire parler. Depuis plusieurs jours, la question d'une possible ouverture des boulangeries le 1er mai fait l’objet de nombreuses discussions entre les représentants de la profession et le gouvernement. Alors qu’une proposition de loi dans ce sens a été déposée par des sénateurs centristes, la ministre du Travail, Catherine Vautrin, a d’ores et déjà fait savoir que l’exécutif soutiendra le texte. «L’idée, c’est de pouvoir permettre, sur une base de volontariat, que des salariés travaillent. Ils sont bien sûr payés double», avait-elle déclaré sur TF1 ce lundi 28 avril.
Une position que partage également Amir Reza-Tofighi, le patron de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME). Avec l’U2P, une autre organisation patronale, il a ainsi demandé au gouvernement d’accorder la possibilité pour les boulangers, mais aussi à d’autres professions à l’instar des fleuristes, de pouvoir lever leurs rideaux en cette journée de la Fête du travail. «De nombreux salariés voudraient travailler, ils sont volontaires pour les boulangeries. Pour les fleuristes par exemple, on tolère les vendeurs de muguets dans les rues mais on va mettre des sanctions pour les fleuristes qui veulent ouvrir le 1er mai», a-t-il lancé sur France Inter. «Il faut arrêter d’emmerder les Français, il faut arrêter d’emmerder les entreprises et les salariés qui veulent travailler», a-t-il encore soutenu.
La CGT hausse le ton
Déplorant «des situations kafkaïennes», Amir Reza-Tofighi a néanmoins tenu à être limpide sur la question. Ainsi, la possibilité pour les salariés de ces entreprises de travailler le 1er mai ne se fera «pas au bon vouloir du chef d’entreprise», mais bien «sur la base du volontariat» dès lors que «les syndicats et les organisations patronales, au niveau de la branche, définissent un cadre» ou qu’un accord d’entreprise ne le prévoit.
Une modification des règles qui ne trouve pas d’écho favorable du côté des syndicats qui ont décidé de hausser le ton. Invitée sur LCI dimanche 27 avril, la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet a estimé que «le 1er mai, les patrons peuvent travailler s’ils le souhaitent mais pas les travailleurs et les travailleuses». Cette journée étant fériée et chômée, Sophie Binet a estimé qu’il y a aujourd’hui «364 autres jours pour ouvrir». «Cela fait 80 ans que ça dure et cela ne pose pas de difficultés particulières. On sait survivre sans avoir sa baguette de pain le cas échéant», a-t-elle fustigé.


















