
Après des mois de débats et de polémiques en tous genres, le budget 2026 va finalement être définitivement adopté dans les jours à venir. Et même si le gouvernement a déposé, mercredi 4 février, ses recours au Conseil constitutionnel sur le PLF 2026, peu de choses devraient évoluer dans le budget. De quoi rassurer les patrons ? Pas vraiment à en croire Sophie de Menthon. Interrogée par LCP, la présidente du mouvement patronal Ethic rappelle avant tout que «les patrons sont à cran pour absolument tout ce qui se passe».
Surtout, le climat actuel ne rassure personne. «Les clients se font rares, les commerces ferment. L’industrie n’arrive pas à redémarrer. Les contraintes sont journalières et nouvelles», énumère-t-elle, évoquant une «instabilité dangereuse». Mais ce qui est le plus gênant dans la période actuelle, si l’on regarde au budget 2026, c’est qu’il «n’y a aucun effort de réduction des dépenses de l'Etat», déplore celle qui fut membre du Conseil économique, social et environnemental. Et d’ajouter : «Nous travaillons pour l'Etat actuellement. On travaille pour rembourser la dette, pour donner des impôts à la France.»
Les politiques «votent tout et son contraire»
Comment les patrons perçoivent-ils la fin de ces débats sur le budget ? Selon Sophie de Menthon, il y a aujourd’hui «un problème économique, un découragement économique et un écœurement politique» et aucun patron ne voit de solution à l’heure actuelle «avec des hommes politiques qui ne peuvent pas s’entendre». Et la présidente du mouvement patronal Ethic d’assurer : «Si la France tient le coup c’est grâce aux patrons, on est la colonne vertébrale de ça.»
Pourtant le budget a finalement été adopté, offrant une soupape à de nombreuses entreprises. Pas vraiment pour celle qui est aussi chroniqueuse régulière à la télévision : «Je veux bien que ce soit un gage de stabilité retrouvé. Ce qui a été voté ne convient pas aux entreprises», martèle-t-elle.
Avant d’interroger : «Ce sont les mêmes partis qui votent tout et son contraire (…) comment voulez-vous penser stabilité ? Qu’est-ce que ça va changer pour nous demain ?». Ce jeudi, sur France 2, le patron du Medef s’était lui agacé de voir que «tout est reporté à 2027, comme le sujet du chômage des jeunes, comme si le monde pouvait attendre». Il réclamait «des propositions des uns et des autres».




















