
On le pensait retiré du paysage médiatique politique. Mais depuis quelques semaines, dans la foulée de la présentation de son projet Kairos (l’IA au service du libéralisme), Alain Madelin revient sur le devant de la scène. Fort de son expertise en tant qu’ancien ministre de l’Economie et des Finances, mais également des Entreprises ou de l’Industrie, Alain Madelin alertait il y a quelques jours sur la crise de la dette qui pourrait «s’aggraver». Mais, invité de LCI ce vendredi 12 septembre, l’ancien ministre a mis en garde contre l’appauvrissement des Français à l’heure où on leur demande des efforts.
Si l’ancien élu reconnaît qu’on «est pas mal» en termes de redistribution ou de lutte contre les inégalités, la France est également «un pays avec un bas de l’échelle sociale (qui a) des difficultés abominables». C’est «indigne d’un pays riche», laisse-t-il entendre. S’en est suivi un passage où l’ancien ministre, ému aux larmes, a du mal à terminer sa phrase lorsqu’il a évoqué les Français qui ont du mal à finir les fins de mois : «Aujourd'hui vous avez 10% des Français qui sont à 20 euros près. Allez voir une caisse de supermarché et vous verrez des hésitations pour quelques euros d’une famille», s’est-il ému.
La taxe Zucman : une «imbécillité économique»
Pour Alain Madelin, la vie coûte si cher que dépenser «500 euros» est impensable aujourd’hui pour beaucoup de familles. «C’est une catastrophe qui arrive sur une famille s’il y a un pépin, sur une voiture, sur quelque chose. On ne sait pas comment le payer.» Il a ensuite comparé «le spectacle de ces gens pauvres» au «luxe insolent de certains», ce qui lui donne envie d’agir.
Toutefois, il ne faut pas faire n’importe quoi, a laissé entendre l’ancien ministre et député, et la taxe Zucman, voulue par la gauche, ne serait pas la solution. Il a d’ailleurs voulu leur faire passer un message : «Vous allez vous faire plaisir en taxant ces riches, mais une imbécillité économique.»
Alain Madelin l’assure, la taxe Zucman n’est «pas une taxe sur les milliardaires, pas une taxe sur le luxe». Bien au contraire, «c’est une taxe sur l’outil de production». Il a terminé : «C’est-à-dire que cela touche les entreprises qui fonctionnent, qui fabriquent des salaires, des commandes pour toutes les PME, autour d’eux…» la qualifiant donc d’«absurde» !



















