Alain Madelin est contre et il le dit. Ou du moins, le redit. Invité sur le plateau de BFMTV, jeudi 29 mai, l’ancien ministre de l’Économie Alain Madelin s’est farouchement opposé à la mise en place d’une TVA sociale. Une mesure que l’ancien membre de l’exécutif sous le gouvernement d’Alain Juppé considère comme «une arnaque depuis des années». Il faut dire qu'une mise en place de cette TVA était déjà revenue sur la table par le passé sous «des tas de prétextes», notamment par Nicolas Sarkozy qui avait expliqué que celle-ci devait permettre de lutter contre les délocalisations, a rappelé Alain Madelin.

Revenant également sur un autre prétexte selon lequel la mise en place d’une TVA sociale devait permettre de lutter «contre les tee-shirts chinois importés», l’ancien ministre a expliqué qu’aujourd’hui, le constat qui a été fait est qu’«on a à peu près compris qu’un produit ne paie jamais une taxe, c’est toujours le consommateur du pays qui paie la taxe». «On peut toujours importer autant de tee-shirts que l’on voudra, ce ne seront jamais les Chinois qui vont payer, ce sera toujours le consommateur français», a-t-il indiqué.

Le Medef défend la TVA sociale, François Bayrou se dit pas opposé

Alors que le sujet de la mise en place d’une TVA sociale revient régulièrement sur le devant de la scène, le Premier ministre François Bayrou a fait savoir qu’il n’était pas opposé à sa mise en place dans un contexte de redressement des finances publiques. Alors que cette mesure consiste en une réduction des cotisations patronales afin d’augmenter la TVA, le locataire de Matignon a dit souhaiter que les partenaires sociaux puissent s’emparer de ce sujet, et ce, car en France, le travail «n’est pas récompensé comme il devrait l’être».

Partisan de la mise en place d’une telle TVA, le patron du Medef, Patrick Martin, a par ailleurs indiqué sur le plateau de BFMTV que cette TVA sociale, si elle est appliquée, aurait trois gagnants : les salariés qui verraient augmenter leur salaire net, les entreprises qui gagneraient en compétitivité, et l’État en raison des résultats des entreprises qui s’amélioreront et qui paieront plus d’impôts.