
Le feuilleton continue : sitôt renommé par Emmanuel Macron à Matignon après en avoir démissionné, Sébastien Lecornu a dû tant bien que mal constituer son gouvernement, lequel est d'ores et déjà fragilisé par les menaces de censure brandies par les groupes LFI, PCF, RN et Ecologistes à l'Assemblée nationale. Mais il lui faudra bien une équipe pour présenter un Budget pour 2026.
LR, de son côté, a fait savoir par la voix du désormais ex-ministre de l'Intérieur et chef du parti, Bruno Retailleau, qu'il ne souhaitait pas participer au gouvernement malgré la «dissidence» de certains, dont Vincent Jeanbrun, Annie Genevard et Julien Dive. Ces derniers figurent bien parmi les noms annoncés - et seront donc exclus de leur formation politique, a immédiatement réagi Bruno Retailleau. Elisabeth Borne n'est pas reconduite à l'Education, payant sans doute ses propos sur la réforme des retraites qu'elle avait elle-même portée et qu'elle estimait récemment sacrifiable pour trouver une entente avec une partie de la gauche. Une gauche d'ailleurs totalement absente de ce nouveau gouvernement, sans surprise.
Jean-Pierre Farandou ministre du Travail, Laurent Nuñez remplace Bruno Retailleau à l'Intérieur
En attendant de savoir s'ils seront bientôt débarqués, voici les noms des ministres et ministres délégués du gouvernement Lecornu II, dévoilés après une rencontre en urgence à l'Elysée entre Emmanuel Macron et le Premier ministre dimanche 12 octobre, une semaine seulement après l'annonce du très éphémère gouvernement Lecornu I. Parmi les entrées notables, celle de l'ancien patron de la SNCF, Jean-Pierre Farandou, ou encore celle du préfet de police de Paris, Laurent Nuñez. Roland Lescure conserve son poste à l'Economie et Rachida Dati reste ministre de la Culture :
- Intérieur : Laurent Nuñez
- Travail et solidarités : Jean-Pierre Farandou
- Armées : Catherine Vautrin (Renaissance)
- Industrie : Julien Dive (LR)
- Ville et logement : Vincent Jeanbrun (LR)
- Economie : Roland Lescure (Renaissance)
- Comptes publics : Amélie de Montchalin (Renaissance)
- Culture : Rachida Dati (LR)
- Affaires étrangères : Jean-Noël Barrot (MoDem)
- PME, commerce, artisanat : Serge Papin
- Ecologie : Monique Barbut
- Transition écologique : Mathieu Lefèvre (Renaissance)
- Transports : Philippe Tabarot (LR)
- Education : Edouard Geffray
- Justice : Gérald Darmanin (Renaissance)
- Relations avec le parlement : Laurent Panifous (LIOT)
- Santé, famille : Stéphanie Rist (Renaissance)
- Territoires et décentralisation : Françoise Gatel (UDI)
- Enseignement supérieur : Philippe Baptiste
- Agriculture : Annie Genevard (LR)
- Sports : Marina Ferrari (MoDem)
- Auprès du ministre de l'Intérieur : Marie-Pierre Vedrenne (MoDem)
- Fonction publique et réforme de l'Etat : David Amiel (Renaissance)
- Mer et pêche : Catherine Chabaud (MoDem)
- Industrie : Sébastien Martin (LR)
- Armées, anciens combattants : Alice Rufo
- Outre-Mer : Naïma Moutchou (Horizons)
- Egalité femmes-hommes : Aurore Bergé (Renaissance)
- Europe : Benjamin Haddad (Renaissance)
- Commerce extérieur et attractivité : Nicolas Forissier (LR)
- Francophonie et Français de l'étranger : Eléonore Caroit (Renaissance)
- Autonomie et personnes handicapées : Charlotte Parmentier-Lecocq (Horizons)
- Ruralité : Michel Fournier
- Intelligence artificielle et numérique : Anne Le Henanff (Horizons)
- Porte-parolat : Maud Brégeon (Renaissance)
Sur son compte X, le Premier ministre évoque un «gouvernement de mission» avec pour objectif de «donner un budget à la France avant la fin de l'année».
Le premier conseil des ministres aura lieu mardi et le discours de politique générale du Premier ministre sera prononcé le lendemain.


















