
Les vapoteurs peuvent souffler ! La taxe sur les liquides de vapotage a disparu des textes du Budget 2026 avec l’utilisation de l’article 49.3 par le Premier ministre Sébastien Lecornu, ce mardi 20 janvier. En effet, l’article 23 du projet de loi de finances 2026 prévoyait un durcissement de la régulation des produits de cigarette électronique pour des raisons de santé publique. Il devait revoir la fiscalité sur les tabacs et instaurer une nouvelle taxe sur les liquides de vapotage pour cigarettes électroniques.
En engageant la responsabilité du gouvernement, le chef du gouvernement a ainsi coupé court aux débats sur le budget de l’Etat. Les amendements parlementaires votés durant les sessions n’ont ainsi pas tous été retenus.
Une décision regrettée par les organisations spécialisées
Au départ, le gouvernement comptait sur cet article pour réduire l’exposition et l’accessibilité des produits de vapotage, surtout chez les jeunes, tout en renforçant la sécurité sanitaire et la traçabilité. Mais, vidé de sa substance par le Sénat et l’Assemblée nationale, il n’y a pas donné suite. «Cette décision constitue une énième déception pour un réseau qui demande depuis des années un cadre sécurisant la distribution des produits sensibles que sont le CBD et les produits du vapotage», a réagi la Confédération des buralistes dans un communiqué ce mardi.
De son côté, France Vapotage, l’organisation qui regroupe les producteurs et distributeurs français d’e-liquides, regrette que le gouvernement ait «écarté la version réécrite et largement adoptée par l’Assemblée nationale en nouvelle lecture, le 15 janvier». Contrairement au texte initial de l’article 23, la version des parlementaires «aurait en effet permis d’ouvrir la voie raisonnable d’une réglementation adaptée et efficace pour la sécurité des consommateurs, la qualité des produits et la pérennité économique de la filière française».


















