
C’est une bonne nouvelle pour tous les Français qui souhaitaient partir plus tôt à la retraite. Mercredi 12 novembre, les députés ont voté très largement en faveur d’une suspension de la réforme des retraites. Un amendement a également été adopté, élargissant le champ des bénéficiaires de la suspension. Si la mesure est favorable à certains Français, l’entrepreneur Rafik Smati ne la comprend pas. Invité de l’émission 24h Pujadas sur LCI, le président du think tank Objectif France a le sentiment que «nous sommes pris dans une faille spatio-temporelle».
Sur le plateau de LCI, Rafik Smati a rappelé qu’il n’y avait pas «une seule journée sans annonce majeure» à l’Assemblée nationale, et qu’on ne parlait que de ça. Pendant qu’Emmanuel Macron était à Toulouse pour inaugurer le commandement de l’espace, «tout le monde s’en fout», a-t-il déploré, alors que ce sera «un des théâtres d’opération majeure des décennies à venir». Idem, alors que le géant Nvidia a annoncé avoir gagné la bataille de l’IA, l’entrepreneur a regretté l’arrivée de robots humanoïdes «tous les jours sur le marché» qui «vont mettre au chômage» de nombreux salariés.
La présidentielle de 2027 ? Un «référendum sur la réforme des retraites»
Mais surtout, d’après Rafik Smati, il est aujourd’hui indispensable de travailler plus : «On est prisonniers de cette faille spatio-temporelle qui nous rend prisonniers de 1981 où l’on considère qu’il existe un chemin où il n’est pas nécessaire de travailler plus, par un miracle, de la magie…», a-t-il fustigé.
«Extrêmement en colère et inquiet», l’entrepreneur déplore que l’on fasse de l’élection 2027 «un référendum sur la réforme des retraites». Et d’ajouter : «Nous devrions avoir honte vis-à-vis de la jeunesse qui va nous suivre et qui va devoir réparer tous les dégâts qui sont faits aujourd’hui.» Alors que la France se dirige vers un budget «plus taxer pour plus dépenser», Rafik Smati l’a martelé : «Nous trahissons les générations futures.»
Si aujourd’hui de nombreux Français ne veulent plus travailler plus, la faute est en partie liée aux politiques, a-t-il déploré. Sur LCI, l’entrepreneur a rappelé que le rôle d’un dirigeant politique était de «comprendre ses électeurs, mais aussi d’être le garant des droits et des intérêts des Français qui voteront demain et après-demain». Sur le réseau social X, il a enfin dénoncé le fait que l’on «préfère le déni confortable et le clientéliste à la lucidité courageuse» et ne supporte plus de «voir l’ignorance et la déconnexion l’emporter sur la raison».



















