
En direct de Toulouse (Haute-Garonne), ce jeudi 7 mai, pour présenter un projet de LGV reliant la ville rose à la capitale en trois heures, le Premier ministre est revenu sur la préoccupation du moment : la hausse des prix des carburants. Le gouvernement a mis en place une indemnité carburant de 50 euros, éligible pour les travailleurs modestes grands rouleurs. Cela concerne près de trois millions de personnes.
L’aide pour lutter contre l’augmentation des prix des carburants n’est donc pas généralisée, ce à quoi le Premier ministre à trouver la parade pour se justifier. Dans une guerre qu’il décrit «tantôt froide, tantôt se réchauffant avec des négociations qui n’ont pas produit les effets escomptés», Sébastien Lecornu «essaie de suivre une ligne directrice pour gérer convenablement la crise en étant plus que conscient de la grande fatigue de nos concitoyens de la pression que cela représente pour eux, pour leur pouvoir d’achat».
«Pas faire n’importe quoi avec les finances publiques»
Sébastien Lecornu n’a pas manqué d’insister sur la «très très très mauvaise séquence que nous vivons», notant les difficultés à «s’adapter à l'irrationalité des acteurs de cette crise». Malgré cela, «il faut que l’on puisse gérer cela avec des lignes assez claires», a-t-il présenté d’un ton raisonnable, avant d’exposer l’une d’entre elles.
Selon lui, «on ne peut pas faire n’importe quoi avec les finances publiques». «Je vois bien les tentations de se dire “baissons les taxes de manière générale”», a-t-il exprimé avant d’adresser une pique à ses opposants politiques de gauche : «Ceux qui proposent de baisser les taxes au mois de mai sont ceux qui vont vouloir en réinventer à l’automne pendant les débats budgétaires». Sébastien Lecornu a ensuite terminé son intervention : «J’invite nos concitoyens à être méfiants. Il n’y a pas d’argent magique et la situation des finances publiques est telle que quelqu’un paiera toujours à la fin.»



















