
Le PDG de Coopérative U Dominique Schelcher a estimé ce jeudi 5 mars que «l'Etat» était le «grand gagnant» de la hausse du prix de l'essence, conséquence directe de la guerre au Moyen-Orient. «Plus de 51% du prix que vous payez à la pompe partie directement dans les poches de l'Etat», s'est justifié Dominique Schelcher, relayé par franceinfo. Selon les prix à la pompe recensés par Bercy, le litre de SP-95/E10 se vend jeudi matin en moyenne à 1,78 euro, 7 centimes de plus que le 27 février, à la veille des premières frappes israélo-américaines en Iran.
Le patron de la Coopérative U (Hyper U, Super U) a rappelé que «l'essentiel du prix du carburant, ce n'est pas les marges des distributeurs, (…) mais les taxes.» «Depuis la fin de la semaine dernière, (…) on double la fréquentation dans les stations essence», a indiqué Dominique Schelcher. Le ministère de l'Economie reçoit ce jeudi les distributeurs de carburant pour «s'assurer» qu'ils ne pratiqueront pas de hausses exagérées des prix, par rapport à celle des cours du pétrole.
Aucun risque de pénurie nationale
Invité à cette réunion, Dominique Schelcher a fait partie de son intention de rappeler que les distributeurs «(subissent) comme les clients la situation actuelle.» Le ministre Roland Lescure avait appelé mercredi à «garder son sang-froid» car d'après lui, «il n'y aura pas de pénurie nationale».
















