Faut-il s’attendre à une prochaine flambée des prix à la pompe ? Les frappes américaines et israéliennes en Iran ravivent les inquiétudes sur le marché du pétrole. Ce samedi 28 février, les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé la fermeture du détroit d'Ormuz, par lequel transitent 20% du pétrole consommé dans le monde. Des dizaines de navires sont actuellement bloqués, alimentant les craintes des consommateurs.

Dans les stations-service, certains automobilistes anticipent déjà. «Je remplis un bidon d’essence, malheureusement, on sent que cela va être nécessaire très bientôt», témoigne un automobiliste auprès de TF1 ce dimanche 1er mars. «Les conséquences des blocus, ça va impacter les prix forcément. La situation est sérieuse et préoccupante», ajoute une conductrice. Le prix du baril, qui atteignait 73 dollars vendredi avant les frappes, pourrait grimper jusqu’à 80 dollars, voire davantage si le détroit reste bloqué, selon Les Echos.

Détroit d’Ormuz bloqué : le spectre d’une envolée des prix

«Il y a quand même des stocks, il y a quand même une chaîne de valeurs qui ne va pas être impactée de suite. On va attendre quelques jours, voire quelques semaines, pour avoir un impact sur le prix», nuance Sophie Méritet, experte en énergie, sur TF1. L’Iran est l’un des dix principaux producteurs mondiaux avec 3,1 millions de barils par jour et dispose des troisièmes réserves mondiales de brut, selon l’Opep.

Si le détroit d’Ormuz restait paralysé durablement, les experts estiment qu’une réduction de 50% du trafic pendant deux mois pourrait diminuer l’approvisionnement mondial de 4 millions de barils par jour, faisant grimper le prix du pétrole jusqu’à 84 dollars. Pour l’instant, seuls l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis disposent d’infrastructures alternatives capables de transporter 2,6 millions de barils par jour. Selon les spécialistes, la hausse des prix dépendra du temps de blocage du détroit d’Ormuz et des réactions internationales à venir.