Après la hausse des coûts des carburants, engendrée par le blocage du détroit d’Ormuz et la guerre au Moyen-Orient, l’Italie a annoncé un décret pour réduire le prix de 25 centimes par litre pour une période de vingt jours, selon BFM. Une mesure prise pour diminuer l’impact de la guerre sur les prix à la pompe et le pouvoir d’achat des Italiens.

Ce décret, qualifié par le gouvernement de «mesure de nature temporaire et d’urgence», met en place des dispositifs qui ont pour objectif la réduction de la fiscalité sur l’essence, le GPL et le gazole, à partir du 19 mars. Matteo Salvini, vice-Premier ministre et ministre des Transports, s’est félicité du fait que les «Italiens paieront moins cher que les Allemands, les Français, et les Espagnols». Une mesure qui tombe à point nommé, dans un contexte où les cours du brut ont progressé ces dernières semaines, avec une hausse proche de 50% depuis fin février.

Des aides ciblées

D’autres mesures sont instaurées par ce décret prenant effet le 19 mars. D’abord, une aide exceptionnelle pour les transporteurs routiers et les pêcheurs, mais aussi un mécanisme anti-spéculation. L’aide aux transporteurs et aux pêcheurs prendra la forme d’un «crédit d’impôt pour les dépenses supplémentaires» des mois de mars, avril et mai en comparaison avec le mois de février, selon le gouvernement.

Contre les spéculations, le décret prévoit aussi le renforcement de la surveillance des prix des carburants, exercée par le Garant des prix, dépendant du ministère des Entreprises et du Made in Italy. Ces derniers jours, l’Italie n’est pas le seul pays à lutter contre la hausse des prix des carburants. Le Japon a également annoncé le lancement des versements de subventions pour faire diminuer le prix de l’essence au litre. De son côté, le Portugal a aussi annoncé prendre des mesures contre l’inflation des prix des carburants en réduisant aussi les taxes.