
Une mesure partagée par un certain nombre de Français. Alors que de nombreux responsables politiques, d’Olivier Faure à Marine Le Pen, sont favorables à ce que l’Etat taxe les superprofits réalisés par les entreprises pétrolières comme TotalEnergies, selon un sondage YouGov pour Le HuffPost, 66 % des Français souhaitent que cette mesure soit mise en application. Depuis le début du conflit au Moyen-Orient et la hausse significative des prix du carburant, la taxation des superprofits revient en force dans le débat.
Cette mesure est surtout défendue par les Français proches de la gauche puisque 85 % des sympathisants et électeurs du Parti socialiste y sont favorables. Le patron du parti à la rose avait d’ailleurs qualifié les grandes compagnies d’être des «profiteurs de crise», Total ayant réalisé près de 5 milliards d’euros de bénéfices au premier trimestre. Mais la taxation des profits exceptionnels est défendue plus généralement car 67 % des sympathisants du camp présidentiel et 59 % des Républicains estiment que les entreprises pétrolières doivent être davantage mises à contribution.
Le gouvernement défend TotalEnergies
Si certains pays européens comme l’Allemagne, l’Espagne ou l’Italie ont demandé à la Commission européenne, début avril, de mettre en place cette mesure, le gouvernement français ne veut pas en entendre parler. «On a la chance d’avoir une major, Total, qui produit du pétrole, le raffine, bloque les prix sur les ponts de mai», explique le ministre du Commerce, Serge Papin, sur franceinfo. «C’est facile de tomber dans le Total bashing, c’est l’entreprise française que l’on adore détester. Mais avoir un grand pétrolier, c’est un outil de souveraineté et d’indépendance important», estimait, quant à elle, la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon.
Le sondage montre également les importantes répercussions de l’augmentation des prix du carburant puisque 63 % des Français reconnaissent que cela a un impact «important» sur le budget mensuel. 60 % des sondés affirment avoir réduit leurs déplacements quotidiens, quand 21 % des personnes interrogées disent avoir annulé ou modifié leurs projets de vacances pour cet été.



















