
Face à la flambée des prix à la pompe, les chauffeurs de taxi demandent davantage d’aides au gouvernement. Pourtant, début mai, celui-ci a officialisé une indemnisation «grands rouleurs» de 50 euros aux professionnels dans le besoin, sous conditions. À partir de fin, les bénéficiaires concernés pourraient faire la demande de cette aide, que le gouvernement n’a pas voulu généraliser.
Ainsi, les chauffeurs en demandent plus, beaucoup plus. Déjà car ils étaient exclus jusqu’à présent des mesures d’aide du gouvernement à la pompe, comme le rappelle BFMTV. Ils auront finalement le droit aux 50 euros, rétroactifs pour les mois d’avril, mai et juin. Mais cela ne suffit pas pour la profession. C’est le cas de Ludovic Descamps, chauffeur de taxi à Toulouse (Haute-Garonne).
La demande persistante de plafonnement des tarifs des carburants
Depuis la guerre au Moyen-Orient, faire un plein complet lui coûte 50 euros de plus : «Avant c’était 85 euros mais maintenant je vais payer 132». Une situation qui n’est plus vivable pour le professionnel : «Je ne sais plus comment on va faire, on calcule le moindre trajet, la moindre course». Face à des chauffeurs en peine, la fédération nationale tire la sonnette d’alarme. Elle demande, entre autres, le plafonnement des tarifs du carburant.
Dominique Buisson, Secrétaire de la Fédération nationale des taxis, détaille au micro de BFMTV les revendications : «Un plafonnement à 1.80 euro des tarifs des carburants avec un remboursement du delta sur les prix moyens sur présentation de factures. Nous demandons un système assurantiel comme dans le transport aérien qui pallierait toutes les crises successives depuis 2008». Des premiers éléments de réponse arriveront, sans doute, dès cette semaine puisque les syndicats représentants des chauffeurs de taxis seront reçus mercredi 13 mai par le ministre des Transports.



















