
Emmanuel Macron a tenu à soutenir son Premier ministre. Mercredi 16 juillet, lors du Conseil des ministres, le chef de l’État a souhaité appuyer le plan budgétaire présenté la veille par François Bayrou. Un budget 2026 qui a Emmanuel Macron «la vertu du courage, de l’audace, de la lucidité et de regarder les objectifs d’investissement auxquels la France doit faire face», a rapporté la porte-parole du gouvernement Sophie Primas lors du compte rendu à la presse. «Il a remercié le Premier ministre, encouragé le gouvernement et rappelé que le nerf de notre nation, c’était bien sûr la croissance», a-t-elle poursuivi, en estimant que «les dispositions prises vont dans le sens de la croissance».
Ce plan, présenté mardi par François Bayrou, vise des économies allant jusqu'à 43,8 milliards d’euros pour 2026. Il a pour objectif de ramener le déficit public à 4,6 % du PIB l’an prochain, contre 5,8 % en 2024. Et pour arriver à ce résultat, le gouvernement souhaite notamment geler les prestations sociales, supprimer 3 000 postes dans la fonction publique, doubler les franchises médicales et supprimer deux jours fériés. C’est cette dernière mesure qui suscite le plus d’éclats.
Deux jours fériés dans le viseur
Le Premier ministre a proposé de retirer le lundi de Pâques et le 8 Mai de la liste des jours fériés. La raison : ces suppressions pourraient selon lui rapporter «plusieurs milliards d’euros». Une idée censée favoriser la croissance qui se heurte à une très forte opposition. En effet, selon un sondage RTL publié mercredi 16 juillet, plus de 70 % des Français y seraient défavorables. Au micro de Télématin sur France 2, ce mercredi, la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin a défendu cette mesure, et a souligné que les Français travaillaient «100 heures de moins par an que les Allemands». Pour elle, l’idée derrière cette réforme est de «contribuer tous un peu plus à notre modèle social».
Du côté de l’opposition, les critiques pleuvent. Sur BFMTV mardi soir, le Premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure a dénoncé des «mesures profondément injustes». Pour lui, «sur les bases actuelles, la seule perspective possible est la censure». Du côté des syndicats, la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a appelé au micro de RTL ce mercredi matin, à une « mobilisation à la rentrée» contre ce budget 2026. Elle a également fustigé la suppression des jours fériés en déclarant : « Le gouvernement nous a volés deux ans de vie, il veut maintenant nous imposer deux jours de travail gratuit. En réalité ce serait trois mois de travail gratuit par carrière en moyenne ».


















