
Une mise en garde venue de Matignon. Sébastien Lecornu a tenu à faire le point sur les arrêts maladie, vendredi 27 mars. Le Premier ministre dénonce «une dérive très préoccupante». Insistant sur le fait qu’il ne veut pas pointer du doigt les «situations personnelles» des Français, il a tout de même tenu à rappeler le poids qu’ils représentent «sur le terrain budgétaire». Selon lui, «si on ne les traite pas assez tôt dans l’année, on ne pourra pas avoir d’actions possibles, utiles et efficaces».
Après le quoi qu’il en coûte, Sébastien Lecornu plaide pour que la maîtrise des finances publiques en transparence se fasse «quoi qu’il arrive». Et de préciser : «Le quoi qu’il arrive a énormément de valeur.» Il rappelle que l’année dernière a été marquée, entre autres, par les droits de douane. Pour parvenir à ses fins, le Premier ministre appelle de ses vœux le dialogue entre les ministères et au sein d’entre eux avec la Sécurité sociale.
Une bonne nouvelle
Malgré cette mise au point, le gouvernement peut se réjouir des derniers chiffres avancés par l’Insee en matière de déficit. Il a été de 5,1% contre 5,4% envisagé par l’exécutif. Sur X, Sébastien Lecornu s’est réjoui de «dépenses publiques maîtrisées», résultats de «plus de sérieux, sans pour autant casser le modèle social et la croissance». Et d’ajouter : «Quand on tient une ligne simple — sérieux, stabilité, maîtrise — les comptes s’améliorent sans brutalité. Des résultats, pas des promesses ou de la communication politique inutile.»
Pour autant, le Premier ministre ne veut pas s’arrêter là. «On continue — avec prudence — pour passer sous les 5 % en 2026. La situation géopolitique jouera, mais notre volonté collective aussi», écrit-il dans un post publié sur le réseau social. Nul doute que son offensive contre la multiplication des arrêts maladie fait partie de sa stratégie pour améliorer la situation économique et remplir l'objectif qu’il a lui-même fixé.
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