
Visiblement, les premières annonces faites par Sébastien Lecornu dans le cadre de son futur budget n'ont pas trouvé écho. Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a de nouveau agité, après ces annonces, la menace d'une censure du gouvernement car, selon lui, «aucun effort n'a été réalisé» dans les annonces du Premier ministre Sébastien Lecornu. «Si on devait aujourd'hui se poser la question de savoir si l'on censure ou pas (...) nous censurerions parce qu'aucun effort n'a été réalisé», a réagi sur TF1 le patron du PS.
Sébastien Lecornu écarte également la taxe Zucman, un retour de l'impôt sur la fortune (ISF) ou encore la suspension de la réforme des retraites. «Le Premier ministre devait 'renverser la table', il prend ce soir le risque de plonger notre pays dans le chaos politique et institutionnel», a par la suite réagi le Parti socialiste dans un communiqué.
Une réunion de la dernière chance ?
«Nous rencontrerons une dernière fois le Premier ministre la semaine prochaine à sa demande. Nous prendrons ensuite notre décision : sans changement majeur d'orientation, nous censurerons ce gouvernement», ajoute encore le parti à la rose, en fustigeant le «jusqu'au boutisme» du chef du gouvernement qui a selon lui «fermé toutes les portes».
Plus tôt, la CFDT s'était aussi inscrite en faux contre ces annonces. Le numéro deux de la CFDT, Yvan Ricordeau, estimant pour son organisation que «le compte n'y est pas». «Ce qu'on comprend, c'est que, pour l'instant, Sébastien Lecornu reprendrait la mesure femme», qu'il y a «une petite ouverture sur la question de la pénibilité et une fermeture sur la question de la suspension», a répliqué Yvan Ricordeau, interrogé par l'AFP.
Sur la justice fiscale, «ce qu'on attend, c'est des propositions qui expliquent comment on taxe les plus riches, les hauts patrimoines et les successeurs» et «il n'y a pas la réponse», a-t-il poursuivi.


















