
Les prix à la pompe flambent. Conséquence directe de la situation au Moyen-Orient et du baril qui ne cesse de grimper. Résultat, le litre d’essence ou de gazole dépasse les deux euros dans de nombreuses stations-service en France, poussant l’opposition à réclamer des mesures pour le porte-monnaie des Français. Mais que ce soit la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, son collègue du ministère du Commerce, Serge Papin, ou encore le ministre de l’Economie, Roland Lescure, pas question de débloquer quelconque aide pour le moment.
Ni prix bloqué, ni baisse de la TVA à 5,5%, ce serait trop coûteux. Un discours étayé par le gouverneur de la Banque de France. Interrogé sur RTL mercredi 11 mars, François Villeroy de Galhau est catégorique : il ne faut pas donner d’aide aux Français pour le moment : «Nous n'avons plus d'argent», a-t-il lâché dans un premier temps, rappelant qu’une stratégie de chèque en blanc allait encore plus «creuser les déficits» avec un risque de «payer encore plus cher nos crédits immobiliers ou pour les entreprises».
Plutôt investir dans la transition énergétique
Pourquoi ? Notamment à cause «de la hausse des taux d'intérêt à long terme». Rappelant que le pétrole est aujourd’hui «extrêmement volatile», François Villeroy de Galhau, qui va bientôt quitter son poste, privilégie autre chose : «La vraie solution dans la durée, c'est conquérir notre indépendance énergétique», jugeant plus trivialement qu’il était plus judicieux d’«investir dans la transition énergétique que dans la protection».
Cette crise au Moyen-Orient va-t-elle influer sur la croissance du pays, comme l’a laissé entendre mercredi le nouveau ministre des Comptes publics, David Amiel ? Si le gouverneur de la Banque de France juge qu’il ne faut pas à ce stade remonter les taux, il a concédé que cette crise «signifie un peu plus d'inflation», mais également «un peu moins de croissance». Toutefois, il l’assure : «Ce n'est pas de la stagflation», et il parie toujours sur 1% de croissance en 2026. Avant de terminer : «Nous ne laisserons pas l'inflation s'installer.»




















