Lundi 20 avril, Patrick Pouyanné, PDG de TotalEnergies, s’est exprimé à l’occasion d’un échange organisé par BFM Business pour les Dialogues de Rexecode, notamment sur sa vision du futur pour l’économie française. Et alors que les élections présidentielles de 2027 sont dans un an, le dirigeant a appelé les candidats à la réduction des prélèvements, mais aussi à réduire les aides aux entreprises, avec l’objectif de voir une réelle politique de l’offre se dessiner. Il a également dressé la liste d’autres «grandes réformes» auxquelles, selon lui, l’État français et l’UE devraient s’atteler.

Mais le PDG a aussi été interrogé sur l’impact de TotalEnergies et de sa production de pétrole sur l’environnement et sur le changement climatique. Pour se défendre, Patrick Pouyanné a rappelé l’équilibre nécessaire entre l’électrification croissante de nos sociétés, avec les besoins au demeurant immenses en énergies fossiles. Et encore davantage à l’heure actuelle, avec le conflit au Moyen-Orient. «Vous êtes bien contents que je produise du pétrole en ce moment pour vous fournir de l’essence» a-t-il déclaré en présence des étudiants. Pour lui, il est absolument nécessaire de garder des capacités de production énergétique en Europe pour conserver une souveraineté, et il est donc également nécessaire de construire de nouvelles centrales à gaz.

Électricité et compétitivité en ligne de mire

À l’occasion de cette rencontre, Patrick Pouyanné a également rappelé que TotalEnergies diversifie aussi sa production énergétique. «On a décidé qu'on mettrait aussi 25-30% de nos investissements dans l'électricité et les énergies renouvelables», explique-t-il. Mais pour se maintenir compétitif, il désire une plus grande interconnexion entre pays européens producteurs de différentes énergies, comme le solaire espagnol, ou encore l’éolien allemand.

Enfin, le PDG a surtout insisté sur la compétitivité de la France. Il s’est montré très critique à l’égard de la hausse des prélèvements de l’État sur les entreprises, tout en expliquant qu’il était nécessaire d’alimenter une politique de l’offre, en baissant les charges par exemple.