
Y aura-t-il toujours du carburant à la pompe ? Bien qu’il soit très cher, il est toujours là et les Français craignent la pénurie. D’autant plus depuis les récentes déclarations de Patrick Pouyanné. Le patron de TotalEnergies a estimé, vendredi 24 avril, que si le blocage du détroit d’Ormuz durait «encore deux ou trois mois», nous entrerions «dans une ère de pénurie énergétique». Une déclaration inquiétante quand on sait que 84% des ménages possèdent une voiture en France (Insee 2018, voitures électriques comprises).
En visite à Athènes, Emmanuel Macron a réagi à cette déclaration, samedi 25 avril, rapporte Le Parisien. «On n’est pas dans le scénario qui est un des scénarios du pire que vous avez décrit, qui n’est aujourd’hui pas le plus probable et qu’il ne m’appartient pas de commenter», a-t-il assuré face à la presse. Le président a ensuite mis en garde face à la «politique-fiction», assurant ne pas être «là pour expliquer le pire des risques».
Un cercle vicieux qui pourrait conduire à la pénurie
Si Emmanuel Macron se veut rassurant, c’est notamment parce qu’il craint la panique : «La pire des choses, dans ces moments-là où il y a des tensions, de l’incertitude géopolitique, c’est que ces tensions soient accrues par des comportements de panique». Il a ensuite assuré que «bien souvent, la pénurie, on la crée par ces comportements de panique eux-mêmes». Emmanuel Macron appelle néanmoins à la fin du blocus dans le détroit d’Ormuz et à la libre circulation des navires sans péages.



















