TotalEnergies ne souhaite plus attendre. Alors que la fermeture du détroit d’Ormuz met à mal les flux mondiaux de pétrole et de gaz, le patron du groupe français a rappelé la nécessité de sa réouverture pour le marché pétrolier, «même si cela implique de verser une compensation». «Il est clair que la réouverture et la libre circulation dans le détroit d'Ormuz, même si cela implique de verser une compensation à qui que ce soit, est cruciale (...) pour la liberté du marché», a affirmé Patrick Pouyanné lors d'une conférence à Washington.

Ce lundi 13 avril, Donald Trump a décidé d’un blocus par l’armée américaine des navires entrant ou sortant des ports et des zones côtières iraniennes, à l’issue des infructueuses négociations entre Téhéran et les Etats-Unis. Celui-ci ajoute «une couche supplémentaire de moindre liquidité sur le marché», selon Patrick Pouyanné. C’est pourquoi les cours de l’or sont repartis à la hausse lundi, explique le président-directeur général de TotalEnergies. Pour l’instant, le président américain n’a pas donné de détails sur les modalités de cette opération.

Téhéran dénonce un acte «illégal» de «piraterie»

«Si l’un de ces navires s’approche ne serait-ce qu’un peu de notre BLOCUS, il sera immédiatement DETRUIT», a tout de même précisé le locataire de la Maison-Blanche sur sa plateforme Truth Social. Selon lui, 34 navires sont passés par le détroit d’Ormuz dimanche, soit «de loin le nombre le plus élevé depuis le début de cette fermeture insensée».

L’Iran a, quant à elle, dénoncé un acte «illégal» de «piraterie», et a averti qu’elle s’en prendrait aux ports de ses voisins du Golfe si «la sécurité des ports de la République islamique (…) était menacée». «Si cette guerre et ce blocus durent plus de trois mois, nous commencerons à faire face à de sérieux problèmes d'approvisionnement pour certains produits comme le kérosène, ce qui obligera à rationner les avions, ou le diesel», a réagi Patrick Pouyanné.