
Invité de Sud Radio ce vendredi 29 mai, le ministre des PME, du Commerce, de l’Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d’achat, Serge Papin, a tenu à défendre TotalEnergies et son PDG Patrick Pouyanné, alors que le géant pétrolier fait régulièrement l’objet de critiques, accusé de «profiter» de la guerre au Moyen-Orient pour engranger des profits record. «Je veux saluer le travail que fait Total, que fait monsieur Pouyanné», a-t-il affirmé, mettant en avant le poids de l’entreprise sur la scène mondiale.
«Nous avons la chance d’avoir une major qui est dans les trois premières mondiales et Total n’est pas seulement sur les énergies fossiles. L’entreprise est aussi sur les énergies alternatives, l’éolien, le photovoltaïque, et elle est en train de changer son image», a-t-il souligné. Le ministre a également mis en avant l’initiative commerciale prise par l’entreprise pour limiter la facture des automobilistes. «Elle bloque les prix à 2,09 euros le gasoil, et Patrick Pouyanné est malin parce qu’il joue sur la fête des mères et la fête des pères pour continuer», a-t-il déclaré.
«Le geste de Total compte pour les Français»
«Je trouve qu’il fait le job, parce qu’il est sur le marché mondial et ce qu’il fait, il le fait pour la France», a ensuite estimé Serge Papin. «Les résultats de Total sont des résultats mondiaux, mais là il fait un focus sur la France pour aider les citoyens et les automobilistes. Je ne vais pas non plus l’encenser, mais en tant que ministre du Pouvoir d’achat, j’apprécie. Sur le prix à la pompe, le geste de Total compte pour les Français», a-t-il ajouté.
Ces déclarations interviennent dans un contexte de tensions autour des résultats du groupe. Les bénéfices record de TotalEnergies – près de 5 milliards d’euros au premier trimestre, soit une hausse de 51% sur un an – réalisés sur fond de flambée des prix des hydrocarbures, liée à la guerre au Moyen-Orient et au blocage du détroit d’Ormuz, ont ravivé les critiques. Ces résultats ont relancé le débat politique sur la taxation des «superprofits», plusieurs responsables politiques dénonçant une situation jugée difficilement acceptable pour les consommateurs, alors que les prix à la pompe restent élevés.



















