
Robert Francis Prevost, que le monde entier connaît désormais sous le nom de Léon XIV, a prononcé sa première messe en tant que nouveau pape, le 9 mai devant les cardinaux. Réunis dans la chapelle Sixtine au Vatican, ces derniers ont entendu l'appel du souverain pontife à faire de l'Eglise un «phare qui éclaire les nuits du monde». Un monde où règnent «argent, pouvoir et plaisir» a déploré Léon XIV, alors que «nombreux sont les contextes où la foi chrétienne est considérée comme absurde».
Léon XIV a estimé que «le manque de foi entraîne souvent des drames», comme «la violation de la dignité de la personne» ou «la crise de la famille» relaie BFMTV. Après cette première homélie prononcée en italien, le premier pape américain de l'histoire, élu après moins de 24 heures de conclave le 8 mai, récitera la prière du Regina cæli, dimanche à 12h dans la basilique Saint-Pierre. Puis il répondra aux questions des journalistes lundi matin lors d'une grande conférence de presse au Vatican. La messe d'inauguration de son pontificat se déroulera le dimanche 18 mai, place Saint-Pierre en présence de personnalités du monde entier.
Un pape qui va «maîtriser sa communication» prédit un historien de l'Eglise
Dans les minutes qui ont suivi son apparition au balcon de la basilique Saint-Pierre et les premiers mots qu'il y a prononcés, le pape Léon XIV s'est inscrit dans les pas de son prédécesseur, François. Comme l'a remarqué Philippine de Saint-Pierre, directrice générale de la chaîne KTO au micro de BFMTV, «ce pape sera un pape social, comme l'indique le nom qu'il a choisi» - Léon XIII étant l'auteur, en 1891, de l'encyclique Rerum Novarum, texte inaugural de la doctrine sociale de l'Église catholique. «Léon XIV sera capable de créer des ponts, y compris à l'intérieur de l'Eglise catholique dans les endroits où elle peut être un peu polarisée» prédit la journaliste.
Sur le même plateau, Miranda Cartier, déléguée générale du diocèse de Saint-Denis, a dit, pour sa part, attendre de Léon XIV «des mots forts et d'encouragement pour la jeunesse» à l'occasion du jubilé des jeunes catholiques l'été prochain à Rome. Le souverain pontife, selon elle, doit être capable d'incarner «la continuité du pape François» dans sa façon de s'adresser à cette génération. Pour Christophe Dickès, historien de l'Eglise, Léon XIV en sera tout à fait capable, voyant en lui un pape «qui va maîtriser sa communication».



















