
SNCF Voyageurs n’a plus de marge de manœuvre. Faute d’un nombre de TGV suffisant pour dépasser les pics de trafic durant l’été, la compagnie ferroviaire doit répondre au besoin croissant de trains. En effet, fin 2024, on comptait 429 rames de TGV en service, soit quatre de moins en un an, contre 482 en 2012. C’est pourquoi «l’Opération d'obsolescence déprogrammée» a été lancée afin de prolonger de 2 à 15 ans la durée de vie de certains TGV qui arrivent en fin de cycle, rapporte BFM TV.
Ainsi, entre 100 et 104 rames de TGV qui auraient dû disparaître d'ici dix ans vont pouvoir circuler de 2 à 4 ans de plus pour les plus anciennes, et jusqu'à 10 à 15 ans pour les plus récentes. Tout cela représente un investissement de plus de 600 millions d’euros. Vers 2033, la SNCF estime à 15 % l'augmentation de la capacité de son parc TGV.
L’intérieur des rames est aussi mis à niveau
«C'est unique au monde, nous sommes les seuls à pouvoir le faire dans le secteur car nous avons cette capacité industrielle que les autres n'ont pas, cela nous donne une grande liberté et une grande fierté», explique Christophe Fanichet, PDG de SNCF Voyageurs, depuis le technicentre du Landy où des TGV en fin de vie, normalement voués à la casse, sont remis à niveau. Ainsi, les techniciens réparent en priorité les zones sous-caisse, puis s’occupent des freins, de changer les portes d'accès, la peinture…
«Le prolongement de cette rame a exigé sept semaines de travail, elle pourra rouler quatre ans de plus, soit plus de 16 millions de kilomètres contre 13 millions si elle avait été retirée», reconnaît Camille Volant, directrice du Technicentre du Landy. A ne pas négliger également : le travail à l’intérieur des rames avec notamment le changement des moquettes, le remplacement des sièges abîmés, les éclairages remplacés par des LED, les climatiseurs vérifiés…



















