
Sur LCI, lundi 29 septembre, le journaliste Éric Brunet, présentateur de l’émission Brunet sans filtre, a choisi de relancer le débat autour de la fraude à l’Assurance maladie. Il a d’abord annoncé un chiffre marquant : celui du montant des fraudes détectées et stoppées par l’Assurance maladie en 2024, s’élevant à 628 millions d’euros. Selon le site Ameli, ce chiffre a augmenté de 35% par rapport à 2023. Pour y remédier, la Sécurité sociale a désormais pour objectif de récupérer 1,5 milliard d’euros par an jusqu’en 2029. Mais selon Éric Brunet, même cette initiative ne suffirait pas à couvrir le montant des fraudes à l’Assurance maladie, que la Cour des Comptes estime à environ 4 milliards d’euros en 2024. Selon le journaliste, l’objectif fixé ne suffirait en fait qu’à remédier à 30% des fraudes estimées.
Pour étayer son propos, Éric Brunet cite également un rapport publié il y a deux ans, lors du débat sur la carte vitale biométrique, révélant qu’entre 300.000 et 400.000 personnes disposent d’une carte vitale malgré l’expiration de leur titre de séjour. Tout en insistant sur ces chiffres, Éric Brunet affirme que parmi les missions de l’Assurance maladie figure celle de vérifier les lieux de résidence de ses assurés, afin de vérifier s’ils sont éligibles ou non à cette assurance. Alors, pour le journaliste, ces chiffres remettent en cause la capacité de l’État à prévenir les abus et les pertes significatives d’argent public.
Des milliards «dans la nature»
Par ailleurs, Éric Brunet reprend aussi le rapport publié en mai 2025 par la Cour des Comptes. Ce rapport indique que la Cour des Comptes refuse de certifier les comptes de la Caisse d’allocations familiales, en raison de pertes massives liées à des sommes indues, pour un total de 6,3 milliards d’euros.
Une décision qui, pour le journaliste, démontre «un laisser-aller» du côté de l’État. Dans le cadre des débats sur le budget 2026, c’est la question de la confiance citoyenne qui se dessine. En effet, ces chiffres posent la question de la légitimité d’augmenter la pression fiscale sur les Français alors que l’Assurance maladie et la CAF peinent à maîtriser leurs dépenses.


















